Des filières alimentaires locales

Des contrats de longue durée avec les collectivités territoriales

pour fournir la restauration collective

 

Pourquoi le Conseil Général s’obstine-t-il à vouloir sécuriser les revenus de quelques-uns avec l’eau du barrage alors qu’il pourrait le faire avec un plus grand nombre à travers l’approvisionnement des collèges dont il a la charge ?

 

Le Conseil Général du Tarn a un pouvoir important. Actuellement, les collèges ne s’approvisionnent dans le Tarn qu’à hauteur de 14% des repas (pour un objectif actuel de 20%). Le Chef cuisinier de la cuisine centrale du collège Taillefer de Gaillac (3 collèges fournis : 2 à Gaillac et 1 à Lisle/Tarn soit 1200 repas/jr) souligne un problème d’offre locale.

 

La demande de viandes, de légumes, de fruits, de laitages et de céréales (pain...) pour la restauration collective autour de la vallée du Tescou est importante : collèges, lycées, écoles primaires, résidence de personnes âgées, etc.

 

Il y a besoin d’un accompagnement public important pour structurer les filières notamment dans les infrastructures (abattoirs, légumeries, ateliers de transformations, stockages…). Après la forte dépense publique pour le barrage, que resterait-t-il pour ces mesures qui sont les seules à garantir des revenus stables et rémunérateurs sur le long terme ?

 

Ces propositions ont fait l'objet d'un débat public le 25/01/2014Jordy Van Den Akker, paysan boulanger à Valence d'Albigeois, Pdt de Nature et Progrès Tarn est intervenu sur les expériences de circuits courts dans le Tarn. Nous avons présenté également l’exemple des choix pertinents de la Mairie de Lons le Saunier :

 

 

Le succès de l’expérience de Lons le Saunier :
protéger l’eau via la restauration collective

 

Tout commence dans les années 90, lorsque la municipalité est confrontée à un problème de qualité des eaux (nitrates) sur la principale nappe phréatique alimentant la ville en eau potable (20 000 habitants). Jacques Lançon, adjoint au maire chargé des questions environnement décide alors d’entreprendre une collaboration avec les agriculteurs dont les terres sont situées sur les 6 puits de captage de la nappe. Des conventions engageant les exploitants à réduire ou ne plus utiliser certains produits phytosanitaires ou fertilisants, à installer un couvert végétal hivernal, à ne plus cultiver de maïs... sont signées. Puis, en 2001, alors que la ville engage une réflexion parallèle sur le développement de l’agriculture biologique sur cette zone pour mieux la protéger, un des agriculteurs, producteur de blé, accepte le débouché offert par la restauration collective et se convertit au bio. S’en suit la recherche d’un meunier et d’un boulanger qui fait le pari d’investir pour fournir le pain quotidien nécessaire. La première filière est créée!

 

Aujourd’hui, le restaurant municipal de Lons-le-Saunier fournit plus de 5 000 repas par jour sur place, à l’ensemble des écoles scolaires, au centre hospitalier et aux personnes âgées servies à domicile : le pain, la viande de bœuf, les yaourts, les fromages et une partie des légumes (89% des pommes de terre et 50% des carottes, navets, choux, betteraves) sont biologiques et de proximité.

 

En savoir plus à travers une vidéo de 9 mn (FNH)
qui fait témoigner des agriculteurs

 

Voir une présentation détaillée de l’expérience de Lons le Saunier

 


Le Collectif bénéficie du soutien financier de la Fondation pour une Terre Humaine pour l'aider à mener à bien la mobilisation publique et médiatique nécessaire à la sauvegarde de la zone humide du Testet.

 



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