Le barrage ne serait pas un lac de loisirs

 

LISLE SUR TARN, 11 mars 2014

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le barrage de Sivens ne serait pas un lac de loisirs

mais plutôt un lac de boue en fin d’été

 

A l’occasion de son travail quotidien d’information du public, le Collectif s’aperçoit qu’il règne encore une grande confusion sur l’usage qui serait fait du lac du barrage de Sivens et des loisirs qui y seront autorisés. Reprenant les dossiers officiels du projet, il rappelle que :

 

Les activités de loisirs nautiques, les activités de chasse et de pêche en barque seraient interdites sur le réservoir et à proximité immédiate. Seule la pêche depuis les berges serait autorisée mais il serait interdit d’empoissonner le lac pendant la durée d’exploitation de la retenue (source : Courrier de la DREAL au Ministère chargé de l’Ecologie lors de la consultation du CNPN, page 2).

 

C’est un lac essentiellement destiné à l’irrigation donc qui serait vidé à 90% pendant l’été.

 

Contrairement à un lac de loisirs, le lac du barrage de Sivens est destiné à relâcher de l’eau durant la période d’étiage (1er juin au 31 octobre). Sur 1 500 000 m3, il est prévu de garder seulement 103 500 m3 de réserve pour la gestion interannuelle (si le réservoir est assez rempli donc) et 55 000 m3 pour le culot soit 158 500 m3. C’est donc seulement 10.9 % du lac qui devraient rester en fin de saison d’irrigation et d’étiage. Le plan fourni par la CACG (Etude d’impacts, chapitre 6, Mesures, P. 25) le montre d’ailleurs clairement : le plan d’eau minimal figure en bleu foncé.

 

 

Une rapide recherche sur Internet présente la situation du barrage de Fourogue sur la Vère (81), géré par la CACG. Une photo datant du 16 octobre 2011 montre un lac asséché.

 

Celles et ceux qui espéraient pouvoir faire leur jogging autour d’un beau lac sauvage pendant l’été risquent d’être déçus… 

 

L’étude d’impact du projet avoue clairement les différentes contraintes paysagères :

  • « Découvrement de la zone de marnage en période sèche
  • Changement de perception : on passe d’un vallon arboré aux ambiances intimistes à une vaste étendue d’eau ouvrant largement l’espace.
  • Augmentation des pentes et talus, aux abords de la RD 132 et impact visuel de la future digue ».

 

Une forte dégradation paysagère au pied de la fréquentée forêt départementale de Sivens, pas d’activités nautiques, pas de chasse, pas de pêche en barque, le barrage de Sivens ne bénéficierait vraiment qu’à une extrême minorité de la population ! Mais tout le monde est évidemment invité, à travers les taxes et impôts, à payer la lourde facture…

 

 

Contacts presse : Ben Lefetey (0699266066), Marie-Agnès Boyer Gibaud (0683469708) & Françoise Blandel (0602319690)


Le Collectif bénéficie du soutien financier de la Fondation pour une Terre Humaine pour l'aider à mener à bien la mobilisation publique et médiatique nécessaire à la sauvegarde de la zone humide du Testet.

 


Réagir


CAPTCHA