Pas d’austérité pour le barrage de Sivens !

LISLE SUR TARN, 28 février 2014

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pas d’austérité pour le barrage de Sivens :

Le coût a déjà bondi de 800 000 € !

Le Collectif se rend au Conseil Général en présence de José Bové

 

Après 5 mois de silence, le Conseil Général a enfin envoyé une réponse aux différents courriers du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet. Malgré sa longueur, ce courrier n’apporte aucune réponse précise aux arguments du Collectif sur le surdimensionnement du barrage ou sur le coût du projet pour le contribuable. Le Président, Thierry Carcenac, refuse à nouveau la participation du Conseil Général à un débat public contradictoire.

 

Incapable de justifier l’utilité du barrage de Sivens, refusant tout dialogue direct avec les opposants au barrage, le Conseil Général a décidé de faire passer ce projet en force. Suite à sa plainte concernant l’occupation par le Collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » d’un de ses terrains sur place, l’expulsion de leur campement a eu lieu hier matin. Une centaine de garde-mobiles et de gendarmes ont bloqué les accès à la route qui borde la zone humide et ont encadré l’expulsion.

 

Après avoir renié ses engagements dans l’Agenda 21 départemental, dans le Pôle Zones Humides, dans la Charte de la Participation, après avoir méprisé les avis des scientifiques, des experts de la protection de la nature et même de la commission d’enquêtes publiques, jusqu’où ira le Conseil Général ?

 

Aujourd’hui, les conseillers généraux seront réunis en plénière pour discuter des orientations budgétaires. Chacun sait que des réductions budgétaires sont demandées par le gouvernement aux collectivités territoriales. Elles affectent de plus en plus les tous les secteurs publics et notamment l’action sociale, l’éducation, les transports, etc…

 

Comment accepter alors que le coût du projet de barrage de Sivens augmente sans cesse ? Le magazine du Conseil Général, Atouts Tarn, nous apprend que le coût est désormais de 8,4 M€ alors que, lors de l’enquête publique fin 2012, il était annoncé à 7.6 M€. Avant même que les travaux ne commencent, c’est donc déjà 800 000 € en plus que le contribuable devra payer. Ceci ne prend pas en compte les 150 000 € déjà dépensés en 2002 pour racheter la ferme de la Métairie Neuve que le Conseil Général a laissé se détériorer toutes ces années. Avec les surcoûts habituels dans ce type de projets, à combien s’élèvera la facture finale ? Sans doute près de 10 M€ rien que pour l’investissement !

 

Le Conseil Général ne dit toujours rien sur les coûts de fonctionnement (gestion du barrage et suivi des mesures compensatoires) qui resteront à la charge du contribuable pendant 20 ans. Ils devraient s’élever à environ 360 000 € par an dont seulement 5% seraient payés par les irrigants. Alors que les travaux sont imminents, personne ne sait combien sera facturée l’eau au m3 et donc quel est le montant estimé de la participation des irrigants au coût de fonctionnement… Avec les intérêts d’emprunts, c’est donc de l’ordre de 12 M€ que les contribuables paieront sur 20 ans pour un barrage surdimensionné qui aura probablement des difficultés de remplissage pendant les hivers de plus en plus secs dus au changement climatique.

 

Pire, alors que la réglementation (SDAGE 2010-2015) oblige à privilégier d’abord les économies d’eau pour résorber les déficits, le Conseil Général a décidé de le faire après la réalisation du barrage. Le rapport voté par le Conseil Général le 17 mai 2013 l’indique clairement : « la réalisation de ce projet s’accompagnera d’un plan d’économie d’eau et du bon usage de l’eau en association avec la profession agricole ». Avec cette logique, si le barrage était finalement réalisé, le contribuable paierait deux fois. D’abord pour construire un barrage surdimensionné puis pour mettre en œuvre un plan d’économie d’eau qui, s’il était réellement efficace, aggraverait encore le surdimensionnement du barrage par rapport aux besoins agricoles… A moins que cette promesse d’économie d’eau, comme celle faite dans le Plan de Gestion des Etiages de 2003, ne soit jamais tenue.

 

Les alternatives au barrage (circuits courts pour la restauration collective, optimisation des  184 retenues collinaires, petites réserves sur les fermes qui en sont dépourvues…) pèseraient deux fois moins sur les finances publiques.

 

A midi, le Collectif se rendra à l’Hôtel du Département pour remettre un nouveau courrier rappelant les questions essentielles auxquelles le Conseil Général n’a toujours pas apporté de réponses et demandant à nouveau un débat contradictoire. José Bové, eurodéputé EELV, viendra apporter son soutien au Collectif à cette occasion.

 

Contacts presse : Ben Lefetey (0699266066) & Marie-Agnès Boyer Gibaud (0683469708)

 



Les réactions

Avatar Camille

Bravo à vous,

Est-ce possible de nous mettre à disposition sur le site la réponse du CG, que l'on puisse argumenter en connaissance de cause avec les conseillers généraux dont certains sont en campagne électorale et donc aisément rencontrables ?

Le 01-03-2014 à 07:43:36

Avatar Valinda

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Avatar Yeni

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