Projet de Territoire pour le Bassin Versant du Tescou Qu’en sera-t-il après juin 2018 ?

Projet de Territoire pour le Bassin Versant du Tescou  

Point d’étape fin juin 2018 …..

 

 

L’année 2017 s’était achevée par la signature, le 21 décembre, d’une « Charte préalable au projet stratégique du territoire du bassin versant du Tescou » qui avait été l’aboutissement de 8 mois de travail d’acteurs du territoire, auquel le Collectif Testet avait participé. 

 

Au cours de ce premier semestre 2018, s’est déroulé un nouveau cycle de réunions qui s’est soldé, fin juin, par l’envoi à la presse d’un communiqué de presse commun intitulé « Témoignage sur le processus de co-construction du projet de territoire du bassin versant du TESCOU par les acteurs qui y ont contribué » (lien vers ce communiqué).

 

Dans ce communiqué chaque acteur peut retrouver une part de sa contribution. Toutefois les perspectives  concernant l’avenir de l’agriculture et ce qui en découle en termes de besoins supplémentaires impliquant la création éventuelle de nouvelles retenues pour l’irrigation et/ou le soutien au débit d’étiage font toujours débat. Le dialogue doit se poursuivre..

 

La presse n’a relayé ce communiqué que partiellement et a commenté la fin de cette nouvelle phase (lien vers l'article du Tarn Libre et article La Dépêche du Midi).

La FDSEA du Tarn « s’est fendue » de son propre communiqué (lien vers communiqué FDSEA 81).

 

Ce communiqué commun fait aussi état de documents qui ont été validés tels quels ou avec des réserves par les acteurs du territoire à travers l’instance de co-construction.

Il s’agit :

  • Du règlement intérieur de l’institution patrimoniale composée de l’instance de responsabilité (les élus) et de l’instance de co-construction (les acteurs). La direction donnée est celle de la recherche du consensus, et à défaut du consentement (ne pas s’opposer, sans être forcément d’accord). Tout doit être mis  en œuvre pour rapprocher les points de vue. Si une proposition ne reçoit pas d’accord explicite ou de consentement, elle doit être retravaillée entre le porteur de la proposition et les personnes en désaccord. Elle est alors représentée à l’ICC. Le recours à un vote, à la majorité qualifiée de 60 %, que nous avons prévu à l’issue du processus ci-dessus ne doit être utilisé qu'en tout dernier recours. Il en va de la richesse des projets, il en va de la pérennité des solutions adoptées.
  • Des fiches actions issues du travail réalisé par différents porteurs de projet. La plupart doivent être précisées. Il s’agit aussi de trouver des cohérences entre elles.

 

Nous vous mettons en consultation ces documents lien ici

 

… et après juin

Si, nous admettons qu’il y a besoin de retenues de substitution (autour de 200.000 m3pour redonner à la rivière son débit naturel en période d’étiage, la chambre d’agriculture, sous l’impulsion d’une association d’agriculteurs de la vallée du Tescou, soutenue par la FDSEA, veut ajouter un volume conséquent de stockage pour de « nouveaux besoins ». Cette demande n’a pas été validée. Elle devra faire l’objet de discussions à partir de septembre sous forme d’un « groupe qualité projet » (GQP) intitulé « Trajectoires pour l’agriculture du BV du Tescou ».

Un autre GQP planchera sur l’organisation à la rentrée d’un séminaire sur le développement de « filières alimentaires locales » et particulièrement concernant les  restaurations collectives.

 

Nous ne sommes pas opposés à un compromis, s’il est gagnant/gagnant, comme, par exemple, celui proposé, aux acteurs, par le représentant de Lisle Environnement (lien sur la proposition ).

 

Nous restons vigilants pour que les services de l’Etat et les deux conseils départementaux ne se lancent pas dans une nouvelle aventure d’un barrage injustifié.

 

Nous continuons à défendre les alternatives à un nouveau barrage à Sivens, notamment basées sur une agriculture locale orientée vers l’agro-écologie, qui réduit l’usage de l’irrigation, qui nourrit son territoire, rémunératrice pour les agriculteurs et la généralisation de l'approvisionnement des restaurations collectives dont les cantines scolaires avec des produits de qualité, le plus possible en bio, en cohérence avec la politique régionale.

 

Nous avançons l’idée d’une Maison de la vallée du Tescou comme lieu d’animation, de sensibilisation et de rencontres des habitants du territoire sur ces questions d’intérêt général, suscitant ainsi la participation de la population.

 

Conformément à l’objet de notre association, ensemble, nous œuvrons pour que la zone humide du Testet, sans retenue de stockage, puisse se reconstituer dans son intégralité. 

Nous sommes vigilants au fait que l’Argent public soit orienté dans le sens de l’Intérêt général.



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