Le Collectif contacte les 46 Conseillers Généraux

Le Conseil Général du Tarn porte ce projet qui est pourtant contradictoire avec sa politique de protection des zones humides mais peu de Conseillers généraux connaissent les dessous du barrage. Le Collectif a donc envoyé un dossier de 14 pages à chacun des 46 Conseillers généraux et rencontre actuellement celles et ceux qui acceptent le débat.

 

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Ci-dessous, les points essentiels et les questions posées aux Conseillers généraux :

 

9 BONNES RAISONS D’ABANDONNER

LE PROJET DE BARRAGE DE SIVENS

(et de nombreuses questions adressées

aux Conseillers généraux du Tarn)

 

1)       Le barrage ne répondra pas au problème du Tescou(page 3)

Le Conseil Général doit-il engager sa responsabilité et l'argent public qui lui est confié dans un ouvrage inadapté aux problèmes de soutien de débit d’étiage et à l’avenir de l’agriculture dans la vallée ?

 

2)       Les coûts environnementaux sont très élevés(page 4)

Quel est le prix environnemental que les Conseillers généraux sont prêts à payer pour un projet qui n’a toujours pas fait la preuve de son intérêt général ? Quelle sera l’image du Conseil Général (et de ses Conseillers) quand il sera contraint par le tribunal administratif d’abandonner le projet pour non-respect de la réglementation sur l’environnement ?

 

3)       Les scientifiques du CRSPN s’opposent majoritairement à la destruction de la zone humide  (page 5)

La Préfecture a décidé d’instruire le dossier au CNPN sans que les études demandées par le CRSPN ne soient réalisées. Le Conseil Général, maître d’ouvrage, est-il prêt à assumer la destruction de la zone humide contre l’avis des scientifiques ? Les Conseillers généraux sont-ils capables de défendre publiquement de s’asseoir sur les demandes du CRSPN de procéder à des compléments d'expertises écologiques approfondies afin que le CNPN puisse juger des impacts réels du projet sur des espèces protégées au niveau national voire européen pour certaines ?

 

4)       Ce projet est en totale contradiction avec le Pôle Zones Humides du Conseil Général  (page 6)

Le Conseil Général conservera-t-il sa crédibilité s’il n’applique pas lui-même les mesures qu’il prône pour les maîtres d’ouvrages du département ?

 

5)       Aucune alternative au barrage n’a été étudiée contrairement aux déclarations de la CACG  (page 7)

Il suffit de lire les documents cités par la CACG pour s’apercevoir qu’elle déforme les propos qui y sont tenus pour les utiliser au profit de son seul intérêt économique. Cela a pour but de masquer l’une des failles juridiques les plus flagrantes du projet à savoir l’absence d’étude sur une alternative au barrage qui pourrait résoudre les problèmes des agriculteurs sans sacrifier la zone humide. Les Conseillers généraux cautionnent-ils de tels procédés de la part du maitre d’ouvrage délégué ?

 

6)       Il n’y aura pas de financement européen  (page 9)

Plutôt que de s’obstiner à envisager un projet dont le financement n’est pas assuré, le Conseil Général ne devrait-il pas préparer un projet alternatif moins coûteux, plus efficace et dont le financement serait réuni ?

 

7)       Il y a peu d’agriculteurs intéressés par le barrage  (page 9)

Le Conseil Général ne bénéficie d’aucun engagement de la part d’agriculteurs de la vallée du Tescou. Qu’adviendra-t-il si, une fois le barrage réalisé, aucun agriculteur n’est prêt à payer pour bénéficier de cette ressource ? Qui paiera finalement pour les frais de fonctionnement (34 900 + 205 000 = 239 900 €/an) ? Les Conseillers généraux souhaitent-ils vraiment mobiliser tant d’argent public pour l’investissement (7 806 000 €HT) et probablement pour le fonctionnement (239 900 €/an) pour quelques dizaines d’agriculteurs tout au plus ? Ne serait-il pas plus sérieux de fixer une tarification de l’eau et de recenser les agriculteurs qui sont réellement intéressés de bénéficier de la ressource à ce prix ?

 

8)       Le président Hollande et le gouvernement Ayrault prônent une autre politique  (page 10)

Pour les citoyens, il est difficile de comprendre que le Conseil Général, dont la majorité appartient au Parti Socialiste, porte un projet pensé dans le cadre de la politique promue par Nicolas Sarkozy et qui est contradictoire avec la nouvelle politique promue par le Parti Socialiste au sein des institutions nationales. Les Conseillers généraux ne devraient-ils pas démontrer eux aussi que le changement, c’est maintenant ?

 

9) Le Conseil Général peut devenir leader de pratiques économes en eau et protectrices de la biodiversité   (p. 10)

Les Conseillers généraux ne devraient-ils pas soutenir un projet novateur correspondant aux attentes des Tarnais de concilier protection de l’environnement, alimentation de qualité et emplois agricoles ? N’est-ce pas là l’opportunité pour le Conseil Général de devenir l’un des leaders nationaux du changement des pratiques agricoles pour « permettre d’atteindre la performance à la fois écologique et économique » ?

 

 

 

 

 



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