Mars 2021 : charte départementale du Tarn et Garonne

Vendredi 26 mars 2021 à l’Hôtel du Département, les principales associations de défense de l’environnement et des consommateurs, l’ensemble des représentants du monde agricole, des chasseurs et des pêcheurs se sont réunis pour procéder à la signature d’une charte attestant de leur accord sur une stratégie départementale de sécurisation de l’accès à la ressource en eau par la création de retenues individuelles de substitution.

 

Lien vers la charte

 

Pourquoi nous soutenons cette charte ?

1) Parce qu'il n'est question de retenues que dans les portions de cours d'eau en déficit et non réalimentés dans lesquels il y a déjà des autorisations de prélèvements et que pour la substitution de ces autorisations de prélèvements et non pour le développement de l'irrigation.

2) Parce que ces retenues ne seront pas implantées sur un cours d'eau ni sur une zone humide.

3) Parce qu'il y a l'engagement de ne plus prélever dans le cours d'eau en période d'étiage.

4) parceque cette charte s'engage à favoriser les pratiques permettant une meilleure résilience du sol et des milieux naturels au besoin en eau et permettant d’augmenter l’efficience de l’irrigation.

5) parce qu'il y a l'objectif d'optimiser les retenues existantes.

 

Quel points de vigilance dans la mise en oeuvre de la charte ?

1) Le remplissage des retenues créées se fera par pompage dans le cours d'eau hors période d'étiage. Mais hors période d'étiage, il peut y avoir des périodes sèches et de très faibles débits pendant lesquelles un pompage dans le cours d'eau peut entraîner une dégradation du milieu aquatique. Il faudra définir un débit minimum à maintenir (notion de débit réservé) réservé en dessous duquel, il est interdit de pomper.

 

2) Il faut faire attention à l'impact cumulé des retenues. Une multiplication de petites retenues peut retenir plus d'eau qu'une seule retenue importante.



Les réactions

Avatar BOURDALLE CHRISTINE

Dans la charte en question il n'est pas précisé qu'il faut modifier ses cultures et abandonner les cultures gourmandes en eau.  Chacun pourra faire sa petite retenue... Donc cela me parait quand même une bonne charte pour que les Shadocs continuent de pomper... Il y aura toujours de bonnes raisons économiques pour ne pas changer..

Le 10-08-2021 à 09:49:49

Avatar Christian PINCE

C'est exact que la charte n'incite pas à modifier ses assolements vers des cultures moins grourmandes en eau. Néanmoins, sans être l'idéal, elle me paraît être une amélioration par rapport à la situation actuelle. Lire le texte de l'article auquel vous réagissez.
Rappel : la charte ne sapplique pas à "chacun" mais aux seuls agriculteurs qui ont des autorisations de pompage et qui actuellement assèchent les rivières non réalimentées et dégradent les milieux aquatiques..

Le 10-08-2021 à 11:07:20

Avatar Gérard PRIVAT

Enfin une avancée avec des propositions sérieuses et améliorables.

Le 11-08-2021 à 10:27:27

Avatar Patrice Cottin

Il y a une avancée, mais il faut limiter les cultures trop gourmandes eneau

Le 16-08-2021 à 17:18:55

Avatar Luc Bobin

Il serait bon de vérifier à terme si l’objectif de valorisation des productions locales sera réellement mis en oeuvre, notamment par le développement des circuits courts à destination des ménages et de la restauration hors domicile: quels outils d'observation ? Quelles échéances ?
Ce seront donc des retenues collinaires individuelles existantes ou en création, mode de stockage d'eau qui existe depuis des décennies et correspond mieux aux besoins spécifiques des exploitations selon leur système de production et leur technique de production. Bonne démarche plutôt qu'une retenue collective (coût, effets écologiques, réseaux enterrés, évaporation, ...)!

Le 16-08-2021 à 20:03:39

Avatar Louis Coubes

dans les "motivations..." le paragaphe 1 est confus et donc ambigu; il sera prétexte à diverses interprêtetions, comme cela se'est pratiqué dans les controverses passées

Le 17-08-2021 à 13:03:20

Réagir