Des déclarations très éclairantes sur le projet de territoire du Tescou

Au colloque « Eau et agriculture du grand sud ouest » du jeudi 18 novembre 2021

Des déclarations très éclairantes sur le projet de territoire du Tescou

 

Vidéo de l’après-midi du colloque à l’index 9’00’’

 

Citation « .. Mayline LHERM, donc je n’avais pas décidé de prendre la parole, mais vu les précédentes interventions, je suis obligée de le faire. Je suis la co-présidente du projet de territoire de la retenue d’eau de Sivens. Ce que je tiens à vous dire, vous rassurer, il y a eu un travail, comme l’a dit Bruno LION, exemplaire. Il y a eu 200 réunions, il y a eu 700.000 euros d’études. Je peux vous dire que tout, tout ce qui était à étudier, tout ce qui a été demandé à être étudié, l’a été. Et je rejoins ce qui a été dit, c’est que la difficulté, c’est la prise de décision c'est-à-dire c’est que à un moment donné, il faut que l’état intervienne. Parce qu’il y a un moment où je ne suis pas tout à fait d’accord, c’est l’accord. Un projet de territoire on a fait tous un pas l’un vers l’autre ; on est arrivé à des consensus ou des consentements mais personne n’a gagné, personne n’a perdu, mais on est arrivé à une crête où tout est acceptable. Et nous en sommes là. »

 

3 remarques à cette intervention ;

  1. Madame LHERM est la co-présidente du Projet de Territoire de la Gestion de l’Eau du Tescou et non de la retenue d’eau de Sivens, comme elle le déclare. Ce lapsus est significatif et dénote que seulement l’intéresse une retenue d’eau à Sivens ; tout ce qui a été fait par ailleurs ne l’intéresse pas. Son seul objectif est de faire appliquer la décision prise lors de la réunion du Conseil général du 6 mars 2015, à savoir : « une retenue dans la vallée du Tescou, re-dimensionnée, sur la zone du projet » (lien ici)
  2. Madame LHERM dit (ce qu'elle dit dans de nombreuses réunions et devant la presse) qu’il y a eu 700.000 euros d’études. Or, la liste et le coût des études a été publiée par l’Etat (voir sur le site de la DDT du Tarn cliquez ici ou sur  le site du collectif, cliquez ici). Le total s’élève à 365.492 euros, y compris une étude qui ne relève pas du projet de territoire (69.462 euros), une étude de la chambre d'agriculture qui n'a pas été validée en ICC (58.280 euros) et l’étude en cours sur la délimitation de la zone humide du Testet (59.800 euros). Où est la différence qui s’élève à 334.508 euros ? Nous vous invitons à demander à Mme LHERM à quelles études a été affectée cette somme considérable.
  3. Madame LHERM demande que l’Etat intervienne. Mais justement l’Etat est intervenu pour nommer, entre autres, 2 médiateurs, remettre dans les rails ce projet de territoire dans le respect de la démarche des PTGE (instruction gouvernementale du 7 mai 2019), que d’ailleurs Madame LHERM s’est engagée à respecter. Or la première marche de la démarche n’est pas respectée. Elle consiste à : « réaliser un diagnostic des ressources disponibles et des besoins actuels des divers usages, et anticiper leur évolution, en tenant compte du contexte socio-économique et du changement climatique. » Source cliquez ici à la page 6 Annexe 1 : Mise en place des PTGE : étapes clés.

 

Un acteur du projet de territoire du Tescou signale cette grave anomalie du PTGE du Tescou voir la vidéo à l’index 6 ‘00’’ :

« Je suis Christian PINCE, je suis aussi acteur du projet de territoire du Tescou et j’invite tous les participants à aller sur le site de la DDT du Tarn où toutes les études ont été publiées et à rechercher celle qui correspond à ce dont a parlé madame (Ndlr : madame = une intervenante précédente qui a souligné l'importance d'un diagnostic partagé), c'est-à-dire quelle est la situation actuelle, quel est l’état des lieux, quel est le diagnostic, et s’ils trouvent le document qui correspond à ça je remercierai de me l’envoyer. Ce sera avec plaisir que je le lirai, car moi je ne l’ai pas trouvé. Et donc après 4 ans on n’en est pas à l’étape 1 de la démarche du projet de territoire. Et c’est pour ça que ça foire. »

D'autant plus que le Conseil départemental du Tarn ne porte plus la maîtrise d'ouvrage de ce PTGE ; aujourd'hui il n'y a  plus de maître d'ouvrage ! 

 

Monsieur LION qui représentait la DRAAF au projet de territoire lui a répondu (voir la vidéo à l’index 6’10) :

« Juste, je vous l’enverrai Monsieur PINCE, car on l’a fait avec vous en séance et on l’a présenté et vous l’avez validé, la situation de l’agriculture du territoire et on a fait des scénarios d’évolution de cette agriculture, mais je vous l’enverrai, il n’y a pas de souci. »

 

Monsieur PINCE précise à la suite ( vidéo à l’index 7’06'') :

«il y a les plans sur la comète mais il n’y a pas la situation actuelle. » 

 

« La situation de l’agriculture du territoire », ce n’est pas la même chose que « le diagnostic des ressources disponibles et des besoins actuels des divers usages ».

 

A toutes fin utiles, nous vous tiendrons au courant du document qu’enverra Monsieur LION à Monsieur PINCE. En attendant vous pouvez vous-même rechercher un document qui brosse le « diagnostic des ressources disponibles et des besoins actuels des divers usages » tel que le préconise l’instruction gouvernementale et nous le communiquer si vous le trouvez.



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