Sivens : fake news dans les médias
Nous voyons fleurir dans les médias des fake news et des Trumperies sur un prétendu consensus sur la construction d'un barrage à Sivens.
Ni ceux qui sont pour un barrage à Sivens, ni ceux qui pensent que lorsqu'on aura évalué et localisé les besoins on trouvera une solution consensuelle, ont approuvé ce texte. Chacun y a émis des réticences, mais personne ne s'y est opposé et il a donc été adopté sans vote, au consentement.
Rétablissons la réalité. Que dit le texte qui a été adopté ?
"Dans l'attente de la prise de décision quant aux volumes répondant aux besoins sur le bassin versant du Tescou et aux enjeux d’avenir soulevés dans la charte devant donner lieu au lancement d’une étude spécifique menée par l’Agence de l’eau (dans un délai d'un à deux mois) qui s'appuiera sur les contributions existantes des différents acteurs du projet de territoire (Agence de l'eau, chambre d'Agriculture, propositions des APNE et services de l'État) et bénéficiant d’une participation financière des Départements du Tarn et de Tarn-et-Garonne et la Région Occitanie, l'Instance de Co-Construction du projet de territoire du bassin versant du Tescou décide :
D'approuver un schéma de principe d'organisation de la ressource en eau s’appuyant sur les trois axes suivants : Axe 1 : optimisation de la retenue du Thérondel associée à l'utilisation du réseau du Syndicat d’Irrigation de Reynies,
Axe 2 : la valorisation et la mutualisation des retenues collinaires individuelles pour le soutien des écoulements naturels du Tescou et l’alimentation des coteaux,
Axe 3 : La création d’un ouvrage sur le haut bassin du Tescou limité à une faisabilité́ technique et constructible allant jusqu’à 1.000.000 m3 disponible»"
Si on sait lire, il est écrit à l'axe 3 : "la création d'un ouvrage sur le haut bassin du Tescou". Un ouvrage n'est pas forcément un barrage même s'il peut l'être.
Tout dépendra donc des résultats de l'étude sur les besoins supplémentaires pour l'irrigation. Au jour où nous parlons, les seuls besoins sont de 420.000 m3 (200.000 pour le milieu aquatique et 220.000 pour les substitutions des prélèvements existants) et tous sont situés à 13 km en aval de Sivens !
Les besoins nouveaux sont des besoins privés qui ne relèvent pas de l'intérêt général. Ceux qui veulent développer des cultures irriguées devront participer à l'investissement et au fonctionnement. Pour nous le coût de l'eau est clairement trop cher pour assurer une rentabilité des cultures irriguées. C'est d'ailleurs pour cela que l'irrigation a fortement diminué ces 15 dernières années, depuis que les subventions européennes à l'irrigation ont été supprimées.
Lire :
le communiqué de presse des acteurs pour une solution consensuelle préservant la zone humide du Testet.
et également
le communiqué de presse de FNE Midi-Pyrénées que nous approuvons cliquez ici
Pour rétablir la vérité, diffusez largement cet article


bonjour,
Important de dater le texte !! et aussi le premier communiqué ! même si on comprend à la lecture qu'il doit dater du 9, je pense que le faire apparaître plus clairement est utile !
Je vais relayer ces éléments sur la liste de diffusion du collectif Bassines nonmerci (des opposants aux 17 "bassines" avec prélèvement dans les nappes phréatiques, et qui, comme vous, a comme demande une évaluation réelle des BESOINS !!! et dont vous pouvez suivre la page FB et aussi le site,) .
Car le 19/20 de FR3 (dernier tiers du journal) laisse planer une ambiguité, par sa formulation, sur la réalité actuelle et la situation du projet à Sivens, et m'est apparu orienté (autant sur le sujet des "retenues collinaires" que sur la suite à Sivens) . Et je relaierai vos infos pour éclairage complémentaire suite à ce 19/20 du 9 septembre
amicalement
Maryvonne
de Niort
ps : merci de me contacter au 0672007059
Le 12-09-2019 à 17:26:45