Une déclaration commune à l'issue de l'Instance de co-construction du 20 décembre 2019
Cette déclaration commune (voir lien de la déclaration) a été adoptée à la hussarde. Le texte à co-construire n'a été portée à connaissance des membres de la commission « eau » que la veille à 11h14, par mail, et n’a été porté à connaissance des autres membres de l’ICC qu’au moment de sa discussion. Aucun temps de réflexion n’a été laissé pour peser les termes de ce texte.
Nous avons décidé de ne pas bloquer le processus et d’adopter la déclaration au consentement (et non au consensus comme l'écrit la dépêche du midi - voir lien).
Rappel : qui dit consentement, dit que personne s’oppose ceci ne veut pas dire que tout le monde est d’accord.
Le collectif Testet assume ce consentement mais déclare solennellement que c’est la dernière fois qu’il consentira à quelque résolution que ce soit dans de telles conditions. Un courrier en ce sens sera envoyé à l’Instance de Responsabilité, avec copie au préfet du Tarn, référent du projet de territoire.
Nous demanderons :
- Que soit porté dans le règlement intérieur un ajout qui stipule que toute résolution doit être présentée à une réunion de la commission adéquate afin qu’elle soit discutée et remaniée dans la recherche du consensus ou du consentement avant présentation en ICC.
- Que la résolution soit portée à connaissance des membres de l’ICC dans un temps raisonnable qui ne saurait être inférieur à une semaine pleine avant la date de la réunion à laquelle elle sera présentée.
Sans entrer dans les détails de ce texte, nous assumons notre consentement.
Nous considérons que les volumes de besoins pour l’irrigation retenus sont surévalués au regard de l’historique des prélèvements sur le bassin. Non pas tant sur le maximum des prélèvements de 2003 (année la plus sèche observée), que sur le fait que l’irrigation a baissé dans les 15 dernières années même sur la partie réalimentée du Tescou, où l’on constate une diminution de 18 %.
Pourquoi avoir consenti ?
Nous l’avons dit lors de l’ICC8, nous consentons pour faire un pas et ne pas bloquer le processus. Nous l’avons dit depuis plus d’un an et demi que nous recherchons une solution du type gagnant/gagnant. Ceci a été acté dans le règlement intérieur (extrait : "la recherche du consensus ou consentement est au cœur du projet de territoire, elle permet de faire émerger l'intelligence partagée pour parvenir à des solutions de type « gagnant-gagnant ». Le vote doit rester un dernier recours").
Nous faisons un pas.
Nous attendons qu’un pas soit fait envers les associations de protection de l’environnement afin qu’une solution soit trouvée pour combler les volumes insatisfaits sans atteinte de la zone humide du Testet, conformément à la charte qui reconnaît la nécessité de préserver la biodiversité de la vallée.
Il a été acté la nécessité de permettre aux agriculteurs de la vallée, notamment ceux qui ont les plus bas revenus, de vivre décemment de leur travail. Bien évidemment nous partageons ce souci. Là où il y a désaccord ce sont sur les causes de ces bas revenus. Il a été acté que la vallée avait une agriculture diversifiée avec des fermes de tailles diverses et qu’il convenait de maintenir le tissu agricole. Là aussi nous sommes d'accord. Les décisions qui seront prises doivent le permettre et non amener à l'agrandissement des exploitations et à une agriculture productiviste. Pour cela il faut que la vallée s'engage dans une véritable transision agro-écologique, allant vers l'abandon des pesticides, vers une agriculture saine pour ses paysans et ceux qui se nourrissent de leurs produits.
Nous attendons maintenant que les acteurs du projet de territoire ne nous imposent pas une solution non consentie et recherchent avec nous des solutions qui préservent la zone humide du Testet, tout en assurant un avenir décent à ceux qui y vivent. Voilà pour nous le sens "gagant/gagnant".
Toute autre décision ne ferait que raviver les divisions au sein de la population meurtrie de ce territoire et au-delà.
Un gros travail pour 2020.
Il a été acté que ces volumes pour l’irrigation étaient des valeurs brutes de besoins basés sur les enquêtes (aux dires d’agriculteurs).
Comme écrit dans la résolution :
Il faudra évaluer la pertinence des volumes, pour chaque typologie, au regard d’une étude socio-économique.
Il conviendra de territorialiser plus finement ces besoins et de les rapprocher des ressources.
Il faudra réaliser une étude économique et financière des solutions envisagées.
Tout ceci conformément à l’instruction ministérielle du 7 mai 2019 (voir lien ici notamment Annexe 1 -page 6).
A coté de cela un gros travail reste à faire en 2020 par l’ensemble des commissions thématiques :
CT « Eau » :
-Etudes de mobilisation et mutualisation des retenues collinaires à des fins d’irrigation sur les coteaux (en cours)
-Etude technique et financière d’une canalisation entre la confluence du Tescounet et Montgaillard.
-à partir des volumes de besoins identifiés, rapprochement besoins / ressources pour finaliser le schéma d’organisation et de mobilisation de la ressource en eau.
CT « Gouvernance » :
-Valider l’harmonisation des fiches-actions (présentée en ICC6)
-Discuter l’articulation GPQ / CT / ICC (découlant de la réorganisation des fiches actions)
-Travailler sur la communication (site internet)
CT « Biodiversité » :
-Organisation de la 1ere journée à destination du grand public
-Point sur l’ensemble des actions (ex. Plantation de haies)
CT « Economie » :
- Organisation des tables rondes « circuits courts » et/ou « filières » et/ou « restauration collective »


Merci,
des infos et des luttes
dans mes cercles militants (PCF, MJCF) il y a des étudiants ouenseignants géographes .
je ferai circuler post manif du 9 janvier.
Paule de pau
Le 30-12-2019 à 17:57:18
Bravo et merci.
Le 31-12-2019 à 09:33:46