Etude des besoins en eau sur le Tescou. Où en est-on ?

A la fin de la réunion du 20 décembre de l’Instance de Co-Construction (ICC) du projet de territoire du bassin versant du Tescou, une déclaration commune a été présentée pour marquer une étape de l’étude sur les besoins en eau pour l’irrigation.

 

Au cours de cette réunion, ont été présentés les premiers résultats de l’étude sur les besoins en eau pour l’irrigation, suite à une enquête menée sous la direction de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (AEAG) avec le concours des services de l’Etat (DRAAF, DDT, etc..) et réalisée par la plateforme agro-écologique d'Auzeville.

 

Les conditions de soumission de cette déclaration commune (Voir lien avec notre article du 22 décembre 2019) ne permettaient pas aux acteurs présents de peser tous les termes de cette déclaration. .

 

Suite à cette réunion, plusieurs acteurs du projet de territoire se sont rendus compte que le texte de la déclaration était ambigü, voire contradictoire, notamment le passage figeant les volumes alors que l'étude n'est pas terminée.

 

Ils ont donc écrit au Préfet du Tarn, référent du projet de territoire pour retirer leur consentement à ce texte. La motivation de ce retrait de consentement a été argumentée (voir lien).

 

Sans dévoiler ses résultats (L’AEAG a promis de la rendre publique courant janvier – nous la communiquerons dès qu’elle sera publiée), l’étude réalisée en un temps record fin 2019, à partir de 27 enquêtes approfondies d’agriculteurs sur le territoire, a pour objectif de ressortir une fourchette de besoins, sur le bassin et 3 sous-bassins, selon 3 scénarios. Néanmoins, l’étude n’a évalué les fourchettes de besoins que pour 2 scénarios. Il manque l’évaluation des besoins du scénario dit « sans projet » qui reste à réaliser.

 

Cette évaluation est essentielle :

  • Pour évaluer la pertinence de l’extrapolation faite à partir des résultats de l’enquête. En effet, la fourchette du scénario « sans projet » devrait se situer dans la fourchette des prélèvements déclarés à l’AEAG ces dernières années.
  • Pour réaliser l’analyse économique et financière qui met en relation les besoins déclarés et leur intérêt économique et financier dans les différents scénarios. En effet, les besoins qui ressortent de l’extrapolation des enquêtes sont des besoins théoriques déclaratifs qui ne prennent pas en compte le coût de revient de l’eau et son financement.

Un  guide « Analyse économique et financière des Projets de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE) à composante agricole » (lien ici) a été mis à disposition des acteurs des projets de territoire, pour la mise en application de l’instruction ministérielle du 7 mai 2019 sur les Projets de Territoire pour la Gestion de l’Eau.

 

Il reste tout un travail à réaliser pour retenir un programme d’actions conforme à l’intérêt général et rentable pour les bénéficiaires. 

L'extrait ci-dessous du guide sus-mentionné (page 31) donne une explication de la différence d'approche entre analyse économique et l'analyse fiancière.

 



Les réactions

Avatar Caroline Bridet

Un grand merci à tous ceux qui aident à faire la lumière sur des chiffres et des textes qui ne sont pas clairs. Les quantités d'eau doivent être bien évaluées. Avec les canicules qui se répètent c'est le modèle agricole qui doit changer:
de plus petites parcelles, des cultures diversifiées et adaptées aux écarts thermiques, des engrais verts pour enrichir la vie du sol et ne pas laisser la terre à nu, remettre des haies, des arbres, des animaux, des zones sauvages. Pour les cas les plus extrêmes qui rsiquent de s'intensifier prévoir en parallèle le développement de cultures protégées dans des structures de bâti comme on voit en Asie, ils cultivent dans des tours, ces sortes de "cloches protectrices" permettent de réguler et de protéger même si bien évidemment ce n'est pas l'idéal. Ces lieux de cultures protégées peuvent être mélangés à d'autres activités humaines comme des bureaux, écoles, commerces, hôpitaux, lieux culturels...??? Les toitures de ces batiments  végétalisées et avec des panneaux solaires ou autres.... Du verre qui s'adapte à l'ensoleillement, des murs et toits qui se ferment et s'ouvrent en fonction des prévisions climatiques, imitant les pétales des fleurs qui se ferment la nuit. Les cultures dans du bâti peuvent être faites dans de la terre et pas hors sol. Les formes des bâtiments et véhicules vont devoir s'arrondir car c'est la forme qui protège le plus des dégats du vent extrême, des panneaux solaires sphériques.... Des grandes cuves d'eau enterrées. Bref les réservoirs d'eau dans des lacs et des retenues d'eau à l'air libre c'est bien mais cela ne suffira pas.....

Le 13-01-2020 à 10:13:47

Avatar laurence pinguet

très intéressant bon courage à vous

Le 13-01-2020 à 18:31:48

Avatar Pascal, Polisset

https://blogs.mediapart.fr/pascal-polisset/blog/090919/la-vallee-du-tescou-nexiste-deja-plus

Le 13-01-2020 à 18:32:03

Avatar Françoise Clerc

Les intentions et les principes du guide sont intéressants.Mais après cela se gâte. La définition des acteurs exclut d'emblée le citoyen lambda, la faune et la flore. Il est vrai que ce sont des "acteurs" qui comptent pour du beurre en général. Pourtant l'eau drvait être désignée comme un bien commun. La définition du territoire est intéressante car elle laisse entendre que la revendication d'un aménagement du Tescou vise des productions agricoles à "forte valeur ajoutée" dans un contexte probable de concurrence avec des territoires limitrophes. Enrichir les uns en piquant la ressource aux autres. Enfin, la peite discussion sur l'intérêt général, pour être simpliste n'en est pas moins un indice important : les auteurs ne sont pas bien sûrs de la conception de l'intérêt général qui prévaut dans l'opération et ouvrent largement le parapluie au cas où l'opération serait reconnue comme le produit de la somme des égoïsmes locaux.

Le 13-01-2020 à 19:14:59

Avatar Michel , Halais

Il est très juste que vos inquiétudes et désaccords d'expession écrite et orale , soient notifiées noir sur blanc . Il sera sans doute important que les décalages "habituels" des informations dans les médias , soient retransmis et expliqués par un autre biais que dans les médias , mais directement dans les boîtes aux lettres , avec cet autre intérêt de mise à l'abri des "hackers" et autres du même genre . Il sera sans doute également intéressant que les correctifs , au public , soient aussi expliqués précisément et de vive voix au public pour son information complète et éducative . Le public doit être , à l'issue , certain que la vérité est très souvent déformée de différentes manières par les dirigeants officiels . Les bons comptes font les bons amis  . Bon courage à tous et toutes .

Le 14-01-2020 à 06:46:59

Avatar karl eychenne

Bonjour Caroline Bridet, merci pour votre engagement et vos propositions.

Le 05-10-2020 à 14:53:59

Avatar Karl Eychenn

Bonjour Caroline Bridet, merci pour votre engagement et vos brillantes idées
Karl

Le 05-10-2020 à 15:22:13

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