Derrière la condamnation importante de l’État, une dénégation criante de la réalité

 

 

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Les réactions

Avatar Bianco

Dac pour  poursuivre  sur la responsabilité de  l ' Etat

Le 29-11-2021 à 08:35:15

Avatar Françoise Budo

J'ai eu l'occasion de venir sur le site de Sivens avec une petite centaine d'étudiants belges futurs enseignants niveau collège. Nous avons renconttré plusieurs membres du collectif, Nadine Verdie, Nadine Lacoste, son mari, son beau-père, Ben et bien d'autres.
Nous avons vu la 'résistance respire'... depuis je continue à vous suivre et vous soutenir d'une certaine manière. Merci de continuer cette lutte pour l'environnement et pour plus de justice, contre ces violences policières.
Françoise

Le 29-11-2021 à 12:20:28

Avatar Patrick ROSSIGNOL

Il est enfin temps de reconnaitre la faute de l'Etat.... Mais nous pouvons regretter que des responsables physiques ne soient pas reconnus coupables, car des ordres ont bien été donnés! J'en veux aussi à ces politiciens locaux et départementaux qui par entêtement et fierté personnelle ont contribué à ce drame et à toutes ces actions non dignes d'une démocratie.
Ayant été à peu près au même endroit que Rémi Fraisse, quelques minutes auparavant et surement avec les mêmes intentions et interrogations que lui, je ne peux pas comprendre et accepter qu'on le charge d'une responsabilité pour "imprudence fautive". C'est indécent et ignoble!
J'ai une pensée pour la famille de Rémi Fraisse et aimerais lui apporter mon soutien.

Le 07-12-2021 à 12:21:05

Avatar Michel Halais

Cà me rappelle une décision administrative suite à un décès , en Hopital Psychiatrique en Bretagne en 2013 , d'un patient de 22ans en bonne santé selon son bilan de santé à son arrivée à l'hopital et suivant l'absence de directives de surveillances de son état physique  , qui s'est dégradé en trois mois jusqu'à son décès , à cause des effets délétères du traitement , qui auraient dû être surveillés et traités . Par la Commission de conciliation (sic!) administrative d'Indemnisation des victimes , l'hopital avait la totale responsabilité de ce décès ; mais en civil , le psychiatre , responsable du service , qui avait prescrit le traitement  sans en surveiller les effets délétères , habituels et bien connus , n'a pas été poursuivi ; probablement à cause du manque de psychiatres dans les services de soins de psychiatrie en France . Différence de traitement entre l'administratif et le civil , quoi qu'on en dise parfois . 

Le 07-12-2021 à 19:29:58

Avatar FAVARI DANIELE

En ce jour anniversaire, mon texte pour la mémoire de Rémi : 
Combien ai-je pensé à lui en rendant hommage à un martyr, altruiste des temps modernes, tué par une grenade offensive GLI F4 alors qu’il venait défendre « l’harmonie de Mère-nature » comme disait Edmond Rostand, contre l’hégémonie et l’idiosyncrasie des hommes.
Brocéliande sans Dame du lac ou Jardin des Hespérides sans pommes d’or, il y était venu défendre le biotope d’une faune hybride qui causait le grabuge face à l’inexcusable destruction in vivo d’une zone humide devenue Zone À Défendre, une métairie en bouillonnante agora, quand le trinitrotoluène, granulé détonant d’une grenade offensive a explosé son dos tel un drôle de météorite ôtant, ipso facto, la vie de Rémi Fraisse, pacificateur botaniste de la graine de la renoncule à feuilles d’ophioglosse.
Pas pour un oiseau du paradis, un sabot de Vénus en raréfaction, une fleur d’asphodèle en symbiose, mais l’Azuré du serpolet et le Damier de la succise, la Cordulie à corps fin et l’Agrion de Mercure, le grand capricorne, les grenouilles vertes Pelophylax, la salamandre tachetée, le crapaud commun et la grenouille agile, les lézards et la couleuvre à collier, le milan noir, le busard Saint-Martin, le faucon crécerelle, la tourterelle des bois, l’effraie des clochers, le pic vert, le martin-pêcheur d'Europe, la huppe fasciée, le torcol fourmilier, l’alouette lulu, le pic épeichette et la mésange nonnette, le rossignol philomèle ou le troglodyte mignon en sauvetage et le désormais emblématique bouton d’or.
« Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ». « Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?» « En rendant l'âme à Dieu, c'est bien de constater qu'on n’a pas fait fausse route, qu'on s'est pas trompé d'idée »  Disait Brassens.
Quelles idées réclament le fameux sacrifice ?
Sans même le temps de rendre son âme à Dieu pour un minuscule projet de barrage devenu nombril du monde, Rémi, victime novice, le corps explosé n’a pu en faire le constat, trépassé en fulgurante lapidation sans rebours, indélébile marque-page devenu indignation nationale.
De Pline le naturaliste, mort enseveli sous les yeux de son pupille, il avait la trempe, les mots qui pèsent sans droits d’auteur pour une nouvelle " histoire naturelle " en végétal inventaire, miséricordieux guetteur du siècle sans mirador, l’un pour un volcan oublié en éruption magmatique, l’autre pour un barrage sorti de l’oubli et les animaux dans leur altérité.
Comme Marcel Cerdan, Daniel Balavoine, Théo Van Gogh, Gandhi, Eva Peron, Eva Braun, Alexandre le Grand, Ravaillac, Akhenaton, Rémi, mort à 33 ans sans Résurrection partageant avec Jésus sa passion et sa colère contre les marchands du temple avant la crucifixion au Golgotha, mais pas canonisé et pour lequel l’on ne va plus désormais qu’en pèlerinage pérenne sur la dalle froide, béton de ciment comme linceul d'une courte vie en césure.

Le 25-10-2022 à 23:22:35

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