Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet a été créé en 2012 pour protéger la dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou (Nord-Ouest du Tarn) menacée de destruction par le projet de barrage de Sivens. La volonté du Collectif, et de nombreux autres opposants venus sur place défendre la zone humide, d’agir par la non-violence et le dialogue a eu, jusqu'ici, la répression pour seule réponse du Conseil général du Tarn et du gouvernement.

Cette politique anti-démocratique et autoritaire a atteint son paroxysme quand l’ordre a été donné d’utiliser des grenades offensives dont une a tué le jeune naturaliste Rémi FRAISSE le 26 octobre 2014. Les experts du Ministère de l’environnement, la Commission européenne ayant validé l’analyse des opposants, le barrage initial a été abandonné. Le tribunal administratif a jugé l’illégalité du barrage.

Notre action vise actuellement à obtenir la réhabilitation de la zone humide (comme l’exige le droit), l’évolution agro-écologique de toutes les fermes du bassin du Tescou comme alternative à tout nouveau projet de barrage sur la zone humide du Testet et l’amnistie de toutes les condamnations d’opposants ayant légitimement lutté contre ce projet illégal.

Déclaration du collectif Testet en soutien à la lutte contre l'autoroute Castres Toulouse et pour l'aménagement de la RN126

Ecureuils, lièvres, renards, hiboux, chouettes, humains et autres êtres vivants de la terre, Le collectif Testet qui s’est battu et se bat toujours dans le Tarn pour la sauvegarde de la zone humide du Testet à Sivens, apporte son soutien plein et entier à tous ceux qui par tous moyens non violents s’opposent à l’autoroute Castres Toulouse en proposant l’alternative de l’aménagement de la RN126. Ce projet d’autoroute est une aberration de notre temps et de l’avenir à construire. L...


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Le film : Gestion de l'eau - Sivens : un cas d'école

Le film « Gestion de l’eau – Sivens : un cas d’école » recueille des témoignages d’acteurs du projet deterritoire du bassin versant du Tescou (PTGE Tescou), du directeur de FNE Midi-Pyrénées et d’une agricultrice de la vallée. Co-financé par Attac Tarn, le Collectif Testet et Nature & Progrès Tarn, ce film a été réalisé par FNE Midi-Pyrénées. Le film ...


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Le film Gestion de l'eau - Sivens : un cas d'école présenté en avant-première

Malgré le début des congés de février et le grand soleil de ce samedi 18 février après-midi, plus de cinquante personnes se sont réunies pour regarder, en avant-première : le film "Gestion de l'eau - Sivens : un cas d'école". Suite à cette projectio...


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Samedi 18 février à la MJC de Lisle-sur-Tarn à 15 h - Journée Mondiale Zone Humides 2023

Le thème de la Journée mondiale des zones humides 2023 est : la restauration des zones humides Rappel de l'importance du rôle des zones humides En attendant samedi, regardez le film court sur la zone humide du Testet ...


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Le projet de territoire pour la gestion de l’eau du bassin versant du Tescou de nouveau sur les rails

Lundi 30 janvier 2023 s’est tenue une réunion importante dans l’histoire de ce Projet de Territoire pour la Gestion de l'Eau du Bassin Versant du Tescou.

A cette réunion de l'instance de Co-Construction (ICC), Outre la validation de l’étude de délimitation de la zone humide, nous a été présentée la nouvelle gouvernance politique, en présence de Monsieur le Préfet du Tarn.

En effet, depuis fin 2020, le projet de territoire n’a plus de maître d’ouvrage. Le Conseil Départemental du Tarn, initiateur du projet de territoire, considérant qu’il ne pouvait pas le porter plus longtemps.

Ainsi le projet de territoire n’avait plus de portage politique.

 

Nous avons été informés que la maîtrise d’ouvrage serait assurée par une régie qui se constituerait au sein du syndicat mixte Tescou Tescounet qui porterait politiquement le projet de territoire.

Il est satisfaisant que le portage politique soit assuré par ce syndicat qui dispose de la compétence GEMAPI et a pour vocation la gestion des rivières et ruisseaux et plus largement du bassin versant du Tescou sur tous leurs aspects. Par contre, nous nous interrogeons sur sa composition qui ne nous semble pas claire.

Cette régie serait dotée d’une chargée de mission pour assurer les missions de portage et d’animation du projet de territoire. (voir communiqué de presse du Préfet du Tarn en lien ici).

Lors de la réunion a été réaffirmée par Monsieur le Préfet, la continuation de l’Instance de Co-Construction (ICC) à côté de la nouvelle Instance de Responsabilité (aujourd’hui la Régie du Syndicat mixte Tescou Tescounet).

Le préfet a réaffirmé que l’ICC serait toujours partie prenante des grandes décisions à prendre.

 

Le Préfet a aussi souligné que, bien que des actions validées aient un début d’opérationnalité, il restait à terminer et à préciser les contours du projet de territoire.

 

A Terminer, car, selon l’instruction gouvernementale du 7 mai 2019, le projet de territoire doit « réaliser un diagnostic des ressources disponibles et des besoins actuels des divers usages, et anticiper leur évolution, en tenant compte du contexte socio-économique et du changement climatique ».

« Il est également de sa responsabilité (NDLR : du préfet référent) de valider le diagnostic et, à l’issue de la phase de dialogue territorial, de se prononcer sur le programme d’actions et d'approuver les volumes d’eau associés. »

Extrait de l’Instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au projet de territoire pour la gestion de l’eau. Lien ici

 

Or vient de paraître le 17 janvier 2023 un Additif à l’instruction Gouvernementale du 7 mai 2019 relative au projet de territoire pour la gestion de l’eau

 

Cet additif renforce les préconisations initiales de la circulaire.

Il y est écrit :

« Il revient aux préfets coordonnateurs de bassin de :

- valider le diagnostic des ressources disponibles et des besoins,

- de se prononcer sur le programme d’actions,

- et d’approuver le contenu du PTGE. »

 

Et

« Le préfet référent s’assure que la réalisation du diagnostic par la structure porteuse du projet comporte :

un état des lieux initial et prospectif de la ressource et des besoins de tous les usagers de l’eau ;

un rappel des volumes prélevables, au sens du II de l’article R. 211-21-1 du code de l'environnement ;

la référence des volumes prélevés en période de basses eaux ;

la surface irriguée de référence. »

 

Et enfin :

« L’élaboration du programme d’actions doit reposer sur l’examen de plusieurs scénarios. Le préfet référent s’assure qu’un scénario « sans projet » constitue le scénario de référence pour comparer différents scénarios d’actions. Chaque scénario doit faire l’objet d’une analyse économique et financière, afin d’éclairer le choix final du scénario le plus approprié et permettre de valider le programme d’actions du PTGE. Le préfet référent attache par ailleurs une importance particulière à l’intégration dans le programme d’actions de l’ensemble des leviers dont les économies d’eau, les changements de pratiques, la mobilisation des retenues existantes, les solutions fondées sur la nature et, le cas échéant, la réutilisation des eaux usées, la construction de nouveaux ouvrages de stockage ou de transfert. »

 

Or nous n’avons toujours pas, à ce jour, ce diagnostic que nous demandons depuis des années et le seul scénario actuellement sur la table est le scénario « agroécologie et ressources en eau ».

 

Il est aussi écrit :

« Le PTGE débouche sur un programme d’actions multi-partenarial, qui a vocation à comporter une diversité d’actions, dont certaines obligatoires d’économies d’eau (réduction des fuites dans les réseaux d’alimentation en eau potable, économies d’eau pour les ICPE, adaptation des pratiques agricoles, transition agro-écologique, amélioration de la fonctionnalité des sols, structuration de nouvelles filières agricoles, mise en oeuvre de solutions fondées sur la nature, etc.) et donc à sceller l’engagement de tous les acteurs à agir, notamment celui des futurs maîtres d’ouvrage à monter les dossiers pour réaliser le programme d’actions et celui des financeurs à attribuer des aides financières dans le respect de leurs modalités d’intervention et sous réserve des moyens budgétaires disponiblesIl est demandé au préfet référent de veiller, en lien avec la structure porteuse du PTGE, à une formalisation contractuelle du PTGE, document actant les engagements de chacun de ses signataires. »

 

A préciser :

A ce jour le « SCHEMA D’ORGANISATION DE LA MOBILISATION ET DE LA GESTION DE LA RESSOURCE POTENTIELLE EN EAU DANS LA VALLEE DU TESCOU » publié sur le site de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (lien ici) identifie page 23 les solutions pour résorber le déficit pour assurer 40l/s  au confluent du Tescounet et 475.000 m3 pour les prélèvements agricoles projetés (voir bas de la page 12 et haut de la page 13).

Ainsi donc, le total du déficit est de 370.00 m3. Cette résorption du déficit peut être comblé concomitamment par 3 moyens.

  • Une réalimentation via des retenues existantes non ou sous utilisées pouvant combler 19.000 m3 de déficit.
  • Un ouvrage consistant en une canalisation qui assure un transfert d’eau du Tarn jusqu'à 9 km en amont du confluent du Tescounet au niveau de Beauvais-sur-Tescou pouvant combler 180.000 m3.
  • Du stockage amont permettant de combler le déficit restant soit 171.000 m3.

Associé à des pratiques agroécologiques pour des sols vivants, permettant de réduire le recours à l'irrigation, Il existe bien clairement un panel de "solutions eau" permettant de satisfaire les besoins identifiés qui évite d'impacter la zone humide du Testet.


Rejoignons la marche pour une alternative à l'autoroute Castres-Toulouse

Grande marche
contre l'autoroute A69

Castres-Toulouse
21, 22, 23 et 24 octobre 2022

 

Pour tout renseignement et besoin d'information pratique, cliquez ici

Ce projet d'un temps révolu face à l'urgence climatique doit être abandonné, d'autant qu'une alternative existe avec beaucoup moins d'inconvénients.

 

Rejoignez la marche !

 

Particulièrement Dimanche 23 octobre à 10 h

sur la déviation de SOUAL

 

 


Derrière la condamnation importante de l’État, une dénégation criante de la réalité

Vous pouvez également lire les articles : de Reporterre D'actu environnement ...


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Des déclarations très éclairantes sur le projet de territoire du Tescou

Au colloque « Eau et agriculture du grand sud ouest » du jeudi 18 novembre 2021 Des déclarations très éclairantes sur le projet de territoire du Tescou Vidéo de l’après-midi du colloque à l’index 9’00’’ Citation « .. Mayline LHERM, donc je n’avais pas décidé de prendre la parole, mais vu les précédentes interventions, je suis obligée de le faire. Je suis la co-présidente du projet de territoire de la retenue d&rsq...


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Lettre ouverte aux élus

Lettre ouverte aux élus des collectivités territoriales impliquées dans le Projet de Territoire de la gestion de l’eau du Bassin Versant du Tescou. Rétablir la réalité et la faire connaître. Vous trouverez ci-dessous le contenu de la lettre envoyée à 472 élus. Madame, Monsieur, En votre nom, ou en celui de la collectivité territoriale dont vous faites partie, un « collectif d'acteurs de l'ICC » (Instance de Co-Construction) a envoy&eacu...


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Rejet du pourvoi en cassation de la famille de Rémi Fraisse

Rejet du pourvoi en cassation de la famille de Rémi Fraisse

 

Comme il fallait s’y attendre le non-lieu en faveur du gendarme a été confirmé par la cour de cassation. Il fallait passer par cette étape pour se tourner vers la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

 

Si la famille de Rémi Fraisse le veut, nous soutiendrons cette démarche, parce qu’il est important de mettre en lumière, à travers un procès, les responsabilités de chacun des acteurs de la chaîne de commandement, du niveau local au niveau national, qui ont amené à ce drame.

 

Mais au-delà de cette journée tragique, il faut souligner l’incapacité des représentants de l’Etat de l’époque à ouvrir un dialogue sur un projet, dont ils connaissaient l’illégalité, notamment à travers la procédure d’infraction engagée par la commission européenne (connue dès le mois de juillet 2014) contre la France. De nombreux citoyens, personnalités et élus avaient appelé à l’arrêt des violences policières très sévères qui s’exerçaient sur le terrain dès avant cette funeste soirée et alerté sur les risques qu’un drame survienne. Ils n’ont pas été écoutés.

 

Rappelons que le 8 décembre de l’an dernier, la justice a condamné l’Etat pour ses « illégalités fautives" concernant ce projet, lui-même jugé illégal en juin 2016.



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