Tentative de démarrage des travaux !

Aujourd'hui 13 novembre, la CACG a missionné 3 naturalistes chargés de capturer des espèces protégées en tant que mesure environnementale obligatoire avant le déboisement qui serait donc planifié fin novembre.

 

Des opposants au barrage de Sivens, extérieurs au Collectif, ont réussi à empêcher la capture de manière non-violente et calme.

 

De son côté, le Collectif a fait intervenir un huissier de justice (photo ci-dessus) pour constater ce démarrage du chantier en complète incohérence avec le calendrier nécessaire pour la protection des espèces animales protégées. Les naturalistes n'ont d'ailleurs pas accepté de répondre aux questions du huissier concernant le type d'espèces recherché ni le lieu de relâchers.

 

Voir le reportage de France 3 Tarn

 

Le Collectif dénonce les contradictions du Conseil Général et de la CACG qui, aujourd'hui, prépare sur le terrain un déboisement fin novembre alors qu'ils s'étaient engagés ainsi auprès du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN), en août 2013, à propos du choix de la période de déboisement et nettoyage de la végétation du site (mesure EP2) :

 

"Les déboisements nécessaires, dans les emprises précédemment définies (cf. Figure 34), seront réalisés au cours de la période de septembre à mi-novembre, ceci afin d’éviter les périodes de reproduction de l’avifaune (printemps et début d’été) ou d’hivernage des amphibiens et reptiles (2è partie de l’automne, et hiver)."

 

Ces contradictions sont malheureusement légales du fait que la Préfète a autorisé, dans son arrêté de dérogation à la loi sur les espèces protégées, à procéder aux déboisements " du 1er septembre au 30 novembre et du 1er au 28 février ".

Quand la Préfète dit à la presse (voir article Depeche 10/10/13) « Nous tenons compte des préconisations du CNPN», non seulement, à travers cet arrêté préfectoral, elle ne suit pas les préconisations du CNPN (inventaire sur un cycle annuel, etc non mis en oeuvre aujourd'hui) mais elle renie même les engagements pris par la CACG et le Conseil Général du Tarn pour éviter les impacts négatifs sur certaines espèces protégées.

 

Le Collectif ira dénoncer cette situation inacceptable sur le site du projet à chaque prochaine tentative du Conseil Général de poursuivre les travaux de déboisement. Ceux-ci entraîneraient la destruction irréversible de la zone humide du Testet et de la majorité des animaux protégés qui s'y abritent.

 

Le Collectif appelle donc toutes les personnes qui souhaitent défendre la zone humide du Testet, la biodiversité en général, des pratiques agricoles écologiques et sociales et une meilleure gestion des fonds publics, à venir sur place montrer leur opposition aux travaux du barrage de Sivens.

 


 

Le Collectif bénéficie du soutien financier de la Fondation pour une Terre Humaine pour l'aider à mener à bien la mobilisation publique et médiatique nécessaire à la sauvegarde de la zone humide du Testet.

 



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