25/01 : débat public sur le volet agricole du barrage
Quel projet agricole et alimentaire pour le territoire ?
Débat public samedi 25 janvier à 14h30
(Salle des Fêtes de Lisle sur Tarn - en face de la Mairie)
Quand on consomme un produit, on achète le monde qui va avec ! Idem quand on soutient un projet de développement agricole territorial. Le projet de barrage d’inscrit dans une continuité dans laquelle les agriculteurs et les consommateurs ont perdu leur autonomie décisionnelle et leur statut d’acteurs de leur territoire. Les agriculteurs deviennent les ouvriers des coopératives et leur revenu est dépendant d’un marché mondialisé et monétarisé. Idem pour les habitants d’un territoire qui « s’alimentent » en faisant confiance à l’agro-industrie. La production de maïs (grain ou semence ou ensilage) irrigué est une forme extrême de dépendance : c’est confier l’avenir de notre territoire à des acteurs extérieurs qui ne s’en soucient guère.
- Sylvain Doublet, agronome, pilote du réseau agriculture de FNE Midi-Pyrénées interviendra sur les conséquences du barrage sur l’agriculture locale.
Quelles sont les alternatives au barrage ? Comment faire pour que le lien entre un habitant, une agriculture et son territoire se soit pas uniquement un lien économique ? Parmi d’autres alternatives, la question de l’alimentation et du rôle des collectivités, nous semble une piste à étudier ! En effet, une collectivité peut décider de s’approvisionner localement et ainsi garantir la demande ; définir des prix rémunérateurs permettant aux agriculteurs de réfléchir autrement leur avenir ; créer un partenariat durable avec ses agriculteurs ; travailler sur la maîtrise foncière et l’installation; financer la transition…
- La gestion durable de l’eau par la vente directe pour la restauration collective : l’expérience de Lons le Saunier (vidéo de la FNH, 9 mn)
Voir une présentation détaillée de l’expérience de Lons le Saunier
- Jordy Van Den Akker, paysan boulanger à Valence d'Albigeois, Pdt de Nature et Progrès Tarn interviendra sur les expériences de circuits courts dans le Tarn.
17h30 à 18h30 :
Pot musical avec Guillaume Barraband et Cyril Gontier
Guillaume Barraband et Cyril Gontier sont des artistes qui nourrissent leurs spectacles des choses de nos vies. Chacun à ses mots à dire et chanter. Récemment, autour de l'oeuvre de Léo Ferré, ils se sont associés. Samedi, ils présenteront un spectacle auquel vous êtes invités.
En savoir plus sur les artistes :
Guillaume Barraband : http://www.guillaumebarraband.com
Cyril Gontier : http://www.youtube.com/watch?v=oRaz96pNCx4
Le Collectif bénéficie du soutien financier de la Fondation pour une Terre Humaine pour l'aider à mener à bien la mobilisation publique et médiatique nécessaire à la sauvegarde de la zone humide du Testet.


Un taux phénoménal : 12,6% de la population active française est menacée par le burn out, selon une étude mené par le cabinet Technologia, spécialisé dans la souffrance au travail. 3,2 millions de salariés et indépendants français seraient donc exposés au phénomène. Cette maladie, difficilement reconnue comme telle, conduit à un épuisement total après un travail excessif et compulsif. 24% des agriculteurs sont concernés! La catégorie sociale la plus touchée.
Si je suis prêt à soutenir et vais signer le moratoire concernant le projet de barrage du Testet mais je voudrais vous faire comprendre qu'il ne suffit pas de déclarer: "Les agriculteurs deviennent les ouvriers des coopératives et leur revenu est dépendant d’un marché mondialisé et monétarisé.La production de maïs (grain ou semence ou ensilage) irrigué est une forme extrême de dépendance : c’est confier l’avenir de notre territoire à des acteurs extérieurs qui ne s’en soucient guère.(...) Comment faire pour que le lien entre un habitant, une agriculture et son territoire se soit pas uniquement un lien économique ? Parmi d’autres alternatives, la question de l’alimentation et du rôle des collectivités, nous semble une piste à étudier ! En effet, une collectivité peut décider de s’approvisionner localement et ainsi garantir la demande ; définir des prix rémunérateurs permettant aux agriculteurs de réfléchir autrement leur avenir ; créer un partenariat durable avec ses agriculteurs ; travailler sur la maîtrise foncière et l’installation; financer la transition…"
En attendant des changements que bien des agriculteurs apprécieraient doivent-ils se sacrifier encore un peu plus, eux et leurs familles?
J'apprécie que votre collectif prenne position pour la défense de cette zone, sans entrer dans l'engrenage de la violence mais plus dans le débat afin que cela fasse bouger des aprioris.
Bien cordialement,
Patrick Rossignol agriculteur et maire d'une commune rurale
Le 26-01-2014 à 22:30:28
J'ai pas compris la phrase :
"En attendant des changements que bien des agriculteurs apprécieraient doivent-ils se sacrifier encore un peu plus, eux et leurs familles?"
Est-ce que cela veut dire que Patrick Rossignol n'a pas connaissance que le barrage ne servirait pas aux petits agriculteurs de la vallée du Tescou mais les gros maïsiculteurs du Tarn et Garonne ? Est-ce qu'il ne sait pas que le maïs était à 150 euros la tonne en 2013 (230 en 2012) et que c'est toujours le même processus qui revient : les prix baissent les gros industriels mangent les petits pour se goinfrer.
Bref, je n'arrive toujours pas à comprendre cette phrase : on dirait que M. Rossignol croît que le projet de barrage sur le Tescou va sauver des emplois d'agriculteurs !
Le 27-01-2014 à 10:53:06