Le défrichement est illégal !

Albi, le 10 septembre 2014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Barrage de Sivens :

Disparition d’une dizaine d’hectares

de forêt protégée en toute illégalité

 

Télécharger le communiqué et les annexes

 

Depuis le 1er septembre 2014, date de commencement des défrichements, la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) procède à la destruction des 29 hectares boisés nécessaires à la construction du barrage de Sivens en parfaite illégalité.

 

En effet, nos associations ont fait constater par huissier de justice, en Mairie de Lisle-sur-Tarn ainsi qu’en préfecture du Tarn, l’absence de tout arrêté autorisant la CACG à réaliser ces défrichements.

 

Dès lors, et contrairement aux affirmations trompeuses de Thierry Carcenac,  Président du Conseil Général du Tarn, toutes les procédures n’ont manifestement pas été respectées.

 

Hervé Hourcade, juriste de France Nature Environnement Midi-Pyrénées, a déclaré : « Nos associations condamnent fermement ces agissements en totale violation des règles protectrices prévues par le code forestier. Aussi, nous portons plainte auprès du Procureur de la République d’Albi aux fins de faire renvoyer la CACG devant le Tribunal correctionnel et obtenir réparation du préjudice subi. »

 

La CACG et le Conseil général du Tarn ont été informés de ces démarches juridiques par les huissiers mandatés par les associations. Ben Lefetey du collectif Testet s’interroge « Cela explique-t-il l’expulsion musclée en cours sur le terrain et l’envoi des machines de déboisement sur la rive droite du Tescou depuis ce matin ? »

 

Pascale Mahé, directrice de Nature Midi-Pyrénées a donné quelques exemples (voir annexes) montrant que Thierry Carcenac, Président du Conseil Général du Tarn, ment dans ses déclarations sur les l’exemplarité environnementale du projet notamment sur les compensations environnementales.

 

Les experts envoyés par la Ministre Ségolène Royal vont commencer leurs entretiens demain jeudi 11 septembre par l’audition du Collectif Testet. FNE Midi-Pyrénées sera elle reçue vendredi matin. Pour les associations écologistes, il est hors de question que des discussions aient lieu avec les experts chargés d’évaluer le projet de barrage et notamment son impact environnemental pendant que des machines, en toute illégalité, pilent et broient des espèces protégées et saccagent la zone humide qui les héberge.

 

« Nous ne pouvons que réaffirmer notre demande d’arrêt immédiat des travaux pour ramener le calme sur la zone jusqu’à ce que la justice se prononce sur toutes les illégalités que nous dénonçons », a conclu Ben Lefetey. 

 

Contacts :

 

Ben LEFETEY, porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet :

06 99 26 60 66

 

Hervé Hourcade, juriste France Nature Environnement Midi-Pyrénées : 05 34 31 97 84

Note juridique en annexes

 

 



Les réactions

Avatar ²Mireille Tourrasse

C'est une honte de saccager une forêt car les arbres nous apportent l'oxygène dont nous avons besoin pour vivre et les agriculteurs se conduisent souvent mal en employant trop de pesticides (alors pourquoi créer ce barrage pour leur plaire) et le barrage est une erreur. J'espère que Ségolène fera le nécessaire pour arrêter ces travaux car elle semble avoir du bon sens

Le 12-09-2014 à 21:21:07

Avatar nicole joncret

il faut que vs sachiez que jean louis ETIENNE vient faire une conférence

"lutter contre le changement climatique, quel changement citoyen " le
vendredi 19 sept à 21 h à l'université d'albi...ns du parti de gauche lui
avons écrit pour qu'il donne sa position sur sivens. j l etienne est tarnais
il serait bien d'etre présent à cette conférence avec distribution de tracts
cette conférence est organisée par le CPIE en relation avec le conseil général

Le 15-09-2014 à 10:05:53

Avatar vincent, aboucaya

Courage ! Nous sommes avec vous.

Le 15-09-2014 à 14:21:52

Avatar brigitte bourgin

je soutiens grandement le collectif du testet . Je cris mon indignation et mon ecoeurement face à cette destruction massive de la foret du testet sans autorisation . Que font les politiques? honte à eux! comment peuvent-ils regarder leurs familles en face en ayant ces agissements sur la conscience. Je demande un moratoire d'urgence , on ne peut continuer à détruire tant que les enquetes ne sont pas terminées.Je dénonce également les débordements des gardes mobiles sur le terrain , qui abusent de leur pouvoir et insultent et violentent les militants qui sont la pour défendre la planete et rien d'autre. J'était présente les 10 et 11 septembre , je pleure encore de ce que j'ai vu .Que chacun s'eveille et réagisse, revoir sa façon de vivre et de consommer. On se doit de coopérer et non de jouer la compétition Regardez ou nous en sommmes pensons aux générations futures .Changeons nos habitudes .Regroupons nous pour nos achats , nos déplacements.Nous sommes tous sur le meme véhicule de l'espace : LA TERRE.

Le 15-09-2014 à 18:06:58

Avatar Jean-Nicolas AUDOUY

Courage!
Apparemmet, le droit semble être de votre côté. Vous avez raison d'exiger l'arrêt des travaux avant toute discussion car un débat serein et juste ne pourra avoir lieu sous la pression des déboiseus et aménageurs.
Puisse votre bataille devenir un symbole et peut être enfin forcer la CACG et les collectivités locales du Sud-Ouest à arrêter leur course au tout barrage dévolu au tout irrigation au mépris des mileux naturels.
Qu'ils comprennent enfin que l'argument "alibi" du soutien d'étiage ne tient pas: les rivières se sont magnifiquement débrouillées depuis des millénaires malgré des étiages naturels très faibles et que la vraie raison est la facilité: tellement plus facile de faire un barrage que d'adapter la consommation d'eau à ce qui est disponible tout au long de l'année. C'est à l'homme de s'adapter à ce contexte naturel et pas l'inverse: de manière plus générale, le vrai défi n'est pas d'adapter la nature à l'homme mais bien l'inverse, c'est à dire que l'homme adapte ses habitudes à ce que peut lui offrir la nature.

Le 15-09-2014 à 21:13:02

Avatar Sophie Depaul

Quel est ce monde ? Mensonges, violence, droit du plus fort/du plus riche, donc pas de droit.
Je suis de tout coeur à vos côtés. Et aux côtés de la nature dont ces inhumains s'apercevront trop tard qu'il est trop tard pour la "réparer", en tous cas pour permettre aux humains de continuer à vivre sans artifices.
Je regrette que mon état de santé ne me permette pas de me joindre à vous physiquement.
Sophie, une retraitée

Le 16-09-2014 à 14:13:35

Avatar yannick

Si maintenant il faut attendre une autorisation de complaisance pour commencer les travaux, où va t'on?
Un Grand ne craint pas la justice des pauvres.

Le 18-09-2014 à 15:54:41

Avatar chauvet gérard

Tristesse....c'est ce qui me rempli quand je vois le gens qui s'opposent au barrage du Testet venir soutenir l’arasement des barrages de Vezin et la Roche qui Boit au nom de la nature!!!!!! Dans le projet actuel, araser ces barrages c'est libérer le mêtre de boue pollué par des métaux lourds(l'usine électropoli a déversé ses déchets pendant des années directement dans la Sélune) et des pesticides. Cette boue libre ira vers la baie du Mont Saint Michel pour se diluer dans la mer. D'autre part, pour un coùt inférieur à celui du démantèlement, on peut construire une échelle a poisson pour la montée des migrateurs ainsi qu'une installation pour leur descente vers la mer comme cela existe au Canada.En plus on pourrait aussi multiplier par quatre la production en énergie de ces deux barrages associés. Parmi les énergies renouvelables l'hydroélectricité est la seule qui puisse répondre à une demande subite d'électricité(coup de froid, etc...) Se battre contre l'énergie originaire de nos barrages c'est admettre que le nucléaire est indispensable, c'est donc soutenir la construction de l'EPR de Flamanville qui nous engage pour 50 années supplémentaires minimum de nucléaire. Tchernobyl, Fukushima, ......., Flamanville???? Golfech????
Il serait peut-être bon de réfléchir avant d'appeler a fausser une enquête publique en parlant d'un dossier dont on est distant de 900km et dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants.
Si vous voulez- témoigner sur l'enquête publique alors allez-y pour demander le maintient des barrages.
Gérard Chauvet vivant aujourd'hui à 2 km du barrage de Vezin et il y a huit ans à Réalmont. Soutenir les barrages et combattre celui du Testet n'est en rien contradictoire

Le 19-10-2014 à 21:45:03

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