Le Collectif se félicite de la poursuite du processus de dialogue

Gaillac, 20 décembre 2014

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Collectif se félicite de la poursuite du processus de dialogue

 

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(NON validé par le comité de pilotage)

 

Le Collectif se félicite des annonces faites hier par Ségolène Royal, Ministre chargée de l’Ecologie, sur la poursuite de son rôle de médiation et du processus de concertation autour d’un projet de territoire sur le bassin du Tescou. En effet, lors de l’entretien avec la Ministre hier midi, le Collectif Testet, France Nature Environnement et la Confédération Paysanne ont rappelé leur volonté d’aboutir à un compromis au plus tôt. Ils ont abordé les points techniques qui restent à approfondir pour préciser les scénarios proposés et rendre acceptable par l’ensemble : un scénario de convergence.

 

La méthode proposée par la Ministre devrait permettre d’atteindre cet objectif si la FDSEA et les JA du Tarn et du Tarn et Garonne acceptent réellement d’étudier les besoins réels des agriculteurs et des milieux aquatiques. En déclarant hier que « Seul le projet initial de Sivens est pertinent », ils dénigrent le rapport d’expertise ministériel d’octobre et la procédure d’infraction européenne qui plombent totalement le projet initial. En refusant d’étudier des solutions techniques, agronomiques et commerciales (filières locales pour la restauration collective hors foyer) mieux adaptées, ils ne font que repousser à plus tard les mesures réellement utiles à tous les agriculteurs du bassin du Tescou.

 

A travers ce rapport d’étape, les experts ont montré qu’un volume de 750 000 m3 maximum était nécessaire. C’est deux fois moins que prévu pour le barrage de Sivens. Cela confirme l’analyse du Collectif en septembre 2013 d’un surdimensionnement important du projet. Malheureusement, les alertes du Collectif, ni celles des scientifiques ou des services de l’Etat (Onema) n’ont pas été écoutées, ce qui a conduit aux drames humains et écologiques, de ces derniers mois. Il serait temps que le Conseil Général du Tarn reconnaisse ses erreurs et soit plus attentifs aux propositions de celles et ceux qui ont eu la bonne analyse jusqu’à présent. S’entêter, avec la FDSEA et les JA, à réclamer un barrage à Sivens, même de taille réduite, ne contribuerait pas à trouver une solution de compromis adaptée au territoire et à ses différents acteurs.

 

Lors de la prochaine réunion avec les experts début janvier, le Collectif va continuer à défendre son constat que l’argent public doit être prioritairement consacré à développer des filières locales permettant aux quelques 200 fermes du bassin d‘y écouler tout ou partie de leur production. Par exemple, les collectivités territoriales consacrent un budget très important chaque année pour les repas des cantines scolaires. Elles ont donc les moyens d’absorber une part importante de la production locale à un prix rémunérateur et stable pour les agriculteurs. En échange de prix élevés, les agriculteurs doivent respecter des cahiers des charges environnementaux et sociaux. Cela se pratique avec beaucoup de succès, quand il y a une volonté politique, ailleurs en France et en Europe. L’exemple de Lons le Saunier est particulièrement éclairant en France.

 

Sur le principe, il n’y a pas d’opposition de la part des Conseils Généraux 81 et 82 puisque cette politique est déjà promue dans les départements mais avec trop peu de moyens aujourd’hui. Les Chambres d’Agricultures 81 et 82, dirigées par les FDSEA, devraient soutenir également cette priorité de bon sens puisque la FNSEA a manifesté récemment pour réclamer des produits français dans les cantines scolaires. L’intervention publique sur le territoire doit donc consacrer prioritairement des moyens financiers à cette action qui est réellement la plus efficace pour assurer l’avenir de paysans nombreux et respectueux de l’environnement et des consommateurs.

 

Concernant l’eau, le Collectif n’est pas contre l’irrigation mais demande que les politiques publiques accompagnent les agriculteurs vers une adaptation au changement climatique. Pour les scientifiques, ce sont les changements d’assolement (cultures en secs, diversification…) et de pratiques agronomiques (sol vivant…) qui permettront de faire face aux aléas climatiques et non pas l’augmentation des réserves d’eau. A court terme, c’est évidemment la mobilisation des retenues collinaires existantes et sous-utilisées (au moins 1 million de m3 non utilisés chaque année) qui doit être privilégiée car elles économisent l’argent public et l’impact sur l’environnement.

 

Enfin, le Collectif dénonce les mobilisations musclées des FDSEA ces derniers jours à l’encontre des occupants du site. Les Zadistes ont démontré la pertinence de leur action face à une tentative de faire passer en force un projet surdimensionné, gaspilleur d’argent public, destructeur d’une biodiversité très riche et pénalisant l’élevage local. Beaucoup de mensonges et rumeurs sont menés à l’encontre des Zadistes. Le Collectif appelle chacun à favoriser l’apaisement dans l’attente de trouver un compromis début 2015.

 

Contact médias : Ben Lefetey 06 99 26 60 66 

 

 

 

 

 



Les réactions

Avatar Roberto

Qu'est-ce que les agriculteurs du Tarn-et-Garonne viennent pomper l'eau dans notre département, en plus en s'appropriant et en saccageant la nature de notre région ??? Mais qu'ils fassent ça chez eux ! Cela nous évitera d'avoir nos routes encombrées par leurs cohortes d'engins polluant.
Par dessus le marché ils ont le culot d'écrire sur des platanes de la RD988 : "un lac royal pour la démocratie" ! Belle démocratie que celle où ils utilisent l'argent publique pour financer des intérêts particuliers !!!!!! C'est tout simplement de l'abus de bien social ; et déjà rien que pour ça le projet de barrage de Sivens est nul et non-avenu. Circulez y'a rien à voir, messieurs les agriculteurs du Tarn-et-Garonne !

Le 20-12-2014 à 23:26:55

Avatar Paule Lanta

merci de poser en termes rationnels une orientation politique ( socio économique ) respectueuse du bien commun. L' endettement auquel aboutissent les orientations des groupes financiers qui confisquent les productions agricoles au niveau planétaire n'est pas encore suffisamment dénoncé.
Paule ,des PA pris pour cible par la CACG à Eslourentis et dénoncé alors par la FNE et ...le PCF

Le 22-12-2014 à 09:56:54

Avatar Léon Lagarde

"Les chiens aboient, la caravane passe"(proverbe arabe) le futur dira quel aura été le rôle de chacun. La logique du génie humain suggère que le progrès triomphera du nihilisme pour le plus grand bien de l'humanité

Le 22-12-2014 à 11:09:27

Avatar irene jarsky

il est temps que nos responsables locaux et nationaux se mettent d'accord pour une vraie politique de gestion durable de la planète, et écoutent, non les financeurs de projets, mais les utilisateurs professionels : les agriculteurs locaux connaissent mieux la situation réelle que les faiseurs de projets par ailleurs inadéquats !

Le 22-12-2014 à 11:58:32

Avatar bruno TOIGO

Dans le cadre du festival Alimenterre passé nous avons visionné et débattu autour de ces 2 excellents films...

http://www.festival-alimenterre.org/agenda/ptits-gars-campagne

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228063.html

l'Histoire ne ment pas... le pouvoir corrompt... l' Homme oublie...

Le 22-12-2014 à 13:57:13

Avatar pierre

la vigne a tres besoind"eau elle la trouve tout seule; pas de barrage sur le tescou a sivens,on boit encore du vin dans TARN carsenac Thierry (chef des
tarnaiS ) pour l"nstant ? TA UN MORT SUR LES BRAS , bonne fete ,, pour nous pas le cas ,

Le 23-12-2014 à 23:55:20

Avatar pierre

j attends les chasseurs de primes et de subventions avec impatience pas de probleme sont pas mieux lotie que nous (pour certains) bisous

Le 24-12-2014 à 00:34:36

Avatar Mat

Dixit Roberto "qu'ils fassent ça chez eux !".
Je ne suis pas tout à fait d'accord. Il ne faut pas s'arrêter à des frontières administratives et pousser les problèmes "chez les autres"... Je ne suis pas du Tarn et cela ne m'empêche pas d'être indignée par la politique actuelle que ce soit pour le barrage de Sivens, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la LGV Limoges-Poitiers, le Center Parcs de Roybon ou encore la ferme des mille veaux dans la Creuse.
Il faut se mobiliser pour que ces projets controversés ne se fassent pas ni "chez nous" ni "chez les autres".

Le 15-01-2015 à 10:06:47

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