Le Collectif Testet serait donc antidémocrate ?

 

Le Collectif Testet serait donc antidémocrate ?

 

Thierry Carcenac, le président du conseil général du Tarn, a déclaré (Le Monde 29/10/14) : « Dans notre société démocratique, comment des projets, validés de bout en bout par l'Etat, peuvent-il faire l'objet d'une telle violence ? Il n'est pas possible que des gens violents imposent leur décision à tous les autres. »

 

De leur côté, dans un communiqué, Tarn ruralité (qui regroupe fédérations des chasseurs et pêcheurs, FDSEA, chambre d'agriculture et fédération des sylviculteurs) mobilise pour son rassemblement du 15 novembre à Albi sur la légitimité démocratique du projet : "Alors que tout le processus démocratique a été respecté pour l’élaboration de la retenue de Sivens, ce projet local fait l’objet de contestations, indique le communiqué de Tarn ruralité. Ça suffit! Les citoyens tarnais sont capables de prendre leurs responsabilités et de décider avec les représentants qu’ils ont élus, de l’aménagement du territoire qu’ils souhaitent. »

 

Ce serait donc le Collectif Testet qui serait antidémocrate, qui serait violent et chercherait à imposer sa décision à tous les autres ? La manipulation marche bien car certains médias reprennent l’argument (voir C A VOUS, France 5 le 03/11/14).

 

Mise au point du Collectif avec preuves à l’appui :

 

Une note de 3 pages présente des exemples précis (2011-2013) de l’attitude antidémocratique des pouvoirs publics sur le projet de barrage de Sivens. Elle a été réalisée à l’occasion de la manifestation « casserolade » devant le CG du Tarn le 17 janvier 2014 réclament des réponses (voir explications et photos).

 

Voici une synthèse des principaux défauts démocratiques du projet de barrage de Sivens :

 

• Des conflits d’intérêt

> La Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) est le bureau d’études analysant les besoins et les solutions (2001) puis le bénéficiaire du marché découlant de ses solutions (2008 / barrage de Sivens)

> André Cabot, administrateur de la CACG, CG du Tarn, Vice‐Pdt de la commission chargée des financements à l’agence de l’eau…

 

• Des décisions prises sans concertation avec les associations de protection de l’environnement

> Le Plan de Gestion des Etiages du Tescou (PGE) a été défini en 2003 entre pouvoirs publics et représentants des irrigants seulement.

 

• Une tentative d’éviter la participation du public

> La Préfecture a envisagé de réaliser les enquêtes publiques durant l’été 2012, au pire moment pour s’assurer la participation du public… Grâce au Collectif, elle aura lieu en septembre.

 

• Des documents essentiels non disponibles lors des enquêtes publiques

> Les avis de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA, service de l’Etat), très critiques sur le projet, ne sont pas inclus dans le dossier d’enquête publique. Ni le rapport fondateur 2001 (voir ci-dessous), ni le PGE Tescou qui prévoyait une alternative…

 

• Le refus de communiquer le rapport fondateur (CACG 2001)

> Durant 2 ans, le CG et la Préfecture refusent de donner le rapport fondateur (CACG 2001) au Collectif. Le Collectif l’obtient finalement en saisissant la commission d'accès aux documents administratifs (CADA). Voir l’analyse critique de ce rapport et de son « actualisation » en 2009.

 

• Le refus de la concertation avec le Collectif

> Sollicités trois fois fin 2011 pour une rencontre, M. Cabot, conseiller général porteur du projet, refuse. Comme le reconnait la CACG lors de l’enquête publique, « le projet de retenue de Sivens n’a pas fait l’objet d’une concertation spécifique avec le public, préalablement aux enquêtes publiques, permettant au public de participer au processus décisionnel ».

 

• Un passage en force contre de nombreux avis indépendants défavorables

> Autorisation de travaux par la Préfète du Tarn malgré les avis défavorables des scientifiques (CSRPN), des experts nationaux (CNPN) et des commissaires enquêteurs (réserves non levées). Avis très critique de l’Onema, opposition de la Fédération du Tarn pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique…

 

• Aucune réponse aux arguments du Collectif

> Les 2 ministres (Stéphane Le Foll pour l’agriculture & Philippe Martin pour l’Ecologie), la Préfecture 81, le Conseil Général 81, l’Agence de l’eau/AEAG, la Préfecture de région n’ont jamais répondu aux arguments précis du Collectif (rapports contestant le volume du barrage, la compatibilité avec les financements AEAG ou FEADER…). Malgré la grève de la faim, Thierry Carcenac a refusé de répondre aux questions, c’est la publication du rapport des experts qui a mis fin à la grève au bout de 55 et 61 jours !

 

• Refus d’expertises indépendantes

> Toutes les études ont été réalisées par la CACG… L’étude de 2009 manipule les données, les conclusions et donc les élus. En octobre 2013, demande d’expertises indépendantes soutenues par des élus, des agriculteurs, près de 2000 citoyens (fin 2013 car 11000 aujourd’hui) mais refus des CG / Préfecture / Ministres (Le Foll et Martin).

 

• Refus d’un débat contradictoire

> Refus des CG / Préfecture à participer à un débat public le 25/10/13 (avec des conditions équitables). La Préfète n’a pas répondu et le CG a argumenté qu’il y avait déjà eu les enquêtes publiques… Ils ont toujours refusé de justifier en public un projet qu’ils jugent d’intérêt général et d’utilité publique… Malgré la grève de la faim, Thierry Carcenac a refusé de débattre, y compris à l’invitation de journalistes (voir les échanges avec les grévistes). C’est la publication du rapport des experts qui a mis fin à la grève au bout de 55 et 61 jours !

 

Un an jour pour jour avant la venue de Rémi Fraisse à Sivens, le 25 octobre 2013, constatant le refus du CG et de la Préfecture de participer au débat, le Collectif publiait un communiqué « Débat public sur le barrage de Sivens : La démocratie participative du Conseil Général est bien en panne ! »

 

Extrait :

Pour Ben Lefetey : « Ce refus de Thierry Carcenac à la participation du Conseil Général au débat public de ce soir et l’absence de réponse des Ministres Le Foll et Martin à nos courriers contestant l’étude 2009 de la CACG ne peuvent qu’encourager le discrédit politique et le sentiment qu’il cherche à faire passer en force un projet qui n’est pas défendable sur le fond. Démarrer les travaux dans ces conditions, sur la base de justifications si peu rigoureuses et avec de tels impacts sur l’environnement et sur les finances publiques sera ressenti comme une profonde injustice. Thierry Carcenac et les Ministres devront en assumer toutes les conséquences ».

 

Nous n’abordons ici que les graves manquements démocratiques au niveau de la transparence et du débat public.

 

Il importera de prendre le temps de faire la liste des attitudes antidémocratiques des pouvoirs publics vis-à-vis des occupants sur le site du chantier depuis octobre 2013. La première expulsion, le 27 février 2014, a été annulée par la cour d’appel de Toulouse (voir fin de ce film). Plus récemment, comme le détaille Médiapart dans un article : « une vingtaine de plaintes, liées à des violences supposées de gendarmes, ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet. Bien avant la mort de Rémi Fraisse, les occupants de la zone humide ont été soumis à un régime de violence quotidien ».

 

Enfin, nous conseillons de lire l'article "Conflit de pouvoirs : pour Rémi Fraisse" sur le blog d'Arié Alimi, avocat de la famille de Rémi Fraisse.

 

 



Les réactions

Avatar cathy nouvialle

J'aurai bien une alternative à proposer à certains agriculteurs soucieux de recevoir des revenus élevés
Allez donc vous installer et produire vos poisons dans un pays pauvre voisin.
si des fermes à 1000 vaches ne vous suffisent pas , mettez-en autant que vous pouvez!De plus, vous obtiendrez des subventions mirobolantes non seulement des travailleurs français mais de tout l'Europe.
de plus, vous pourrez afficher des labels verts en construisant des méga usines de méthanisation. N'hésitez plus, votre esprit d'entreprise sera rentabilisé .
Ainsi, nos enfants n'auront plus à se battre contre la spéculation foncière sur laquelle vous spéculez sans vergogne ..Nos jeunes pourront s'installer et travailler la terre , en tirer des revenus décents . Ils ne demandent qu'à produire de la nourriture respectueuse de la planète et des consommateurs. Notre fils terminera cette année sa formation agricole.. Il réfléchit à son installation et devra vraisemblablement travailler pour d'autres paysans avant d'avoir toute l' expérience nécessaire et un petit pécule de départ .
Nous n'avons pas de bien , ni de terre .
je suis technicienne de surface et mon mari est éboueur. nous serons toujours locataires .Nous n'avons pas de dette et ne partons pas en vacances ( sauf dans la famille du massif central ) mais nous sommes heureux .
Notre budget est principalement consacré au poste alimentaire : nous avons d'énormes ressources ici pour nous fournir avec des aliments sains et de qualité .
Nous connaissons les producteurs à qui nous achetons et nous les respectons.
De grâce, partez loin faire votre business de l'agro-alimentaire et laissez-nous vivre .Laissez travailler toutes et celles et ceux qui en ont la volonté et qui ont le feu sacré

Le 04-11-2014 à 10:42:25

Avatar Michèle Rougier

@ Cathy Nouvialle.
Je comprends parfaitement votre colère; j'ai l'impression d'être constamment en colère moi aussi, depuis les années 1970, face à la montée en puissance d'une oligarchie mondiale qui veut toujours plus d'argent et de pouvoir, qui nous méprise et se moque de l'avenir de notre Terre.
Les pays pauvres connaissent les mêmes problèmes que nous, et même pires.
Je ne crois pas qu'on résoudra les problèmes d'installation des jeunes agriculteurs français en envoyant chez les plus pauvres que nous des éleveurs devenus des industriels qui saccagent tout l'environnement. D'ailleurs cela se pratique déjà dans certains pays dits émergents et nous n'avons vu aucune amélioration en France, bien au contraire. Alors, ne leur envoyons pas nos "pollueurs exploiteurs" - ils y vont tout seuls ! - mais au contraire essayons de nous unir pour résister à l'oligarchie et faire changer les lois votées exprès pour elle à Bruxelles et ailleurs.

Le 04-11-2014 à 17:36:13

Avatar Olivia

L'émission TV "C A VOUS" est une émission creuse et inintéressante, faite de stéréotypes journalistiques pour appater le chaland... Elle n'a rien apporté sur le fond du sujet.
Mais vous avez bien fait de rappeler cette mise au point parfaitement documentée qui ne sera jamais de trop.

Le 04-11-2014 à 19:01:18

Avatar dodd

Bonjour,
Vous n'attaquez pas assez fort !
Il n'est pas interdit de réfléchir, de mettre en place une stratégie pour gagner cette lutte en vous rendant populaires, en fédérant autour de vous des milliers de citoyens qui jusqu'à présent ne bougent pas ... mais vous observent. Donnez leur de l'espoir ! Allez au delà de Sivens, au delà de notre dame des landes, decollez bordel !
Bon sang mais ne comprenez vous donc pas que le problème n°1 en France qui fait bouillir le sang de millions de français c'est la CORRUPTION des "élus" à cause d'un manque flagrant de DÉMOCRATIE.
Travaillez là dessus mais sans jamais vous revendiquer de gauche, c'est l'erreur fatale, le piège qu'on vous tend pour vous neutraliser et vous ramener sans cesse à la case départ.
Prenez exemple sur la stratégie de Podemos en Espagne en évitant d'avoir un leader charismatique car il vous trahira par la suite. Soyez - en sûr.

Le 05-11-2014 à 09:05:53

Avatar Morpheus

L'attitude gênée de S. Royal là la télé montrait bien qu'il y avait des magouilles. Mais mon dieu, qu'avec des préventions ces choses là sont dites !
Dire que cela m'étonne serait abusif : les collusions entre "élus locaux" et tout ce que la société française compte de lobbys défendant des intérêts particuliers sont la règle. Dans mon coin, on claque des millions d'argent public pour multiplier les bassins de rétention des eaux de ruissellement boueuses qui se déversent des champs où l'on a supprimé haies et talus au nom des rendements. La FNSEA qui prétend représenter "les agriculteurs" n'est qu'une mafia aux mains des pires d'entre eux, ceux qui se gavent de subventions pour pourrir la terre, l'eau, la nature, nous empoisonner avec leurs produits chimiques. Ils nous pourrissent la vie avec notre propre argent. Subventions à la productivité = argent public + subventions à la réparation des dégâts du productivisme = argent public = on se fait plumer à tous les étages avec la complicité bienveillante de la voyoucratie en écharpe tricolore qui vient nous dire après qu'il n'y a plus un rond pour l'éducation, la santé, l'écologie. la culture...
Qu'ils dégagent, qu'ils aillent au diable tous autant qu'ils sont. La disparition des conseils généraux serait un acte de salubrité publique. Quant aux médias collabos qui représentent aujourd'hui 90 % de l'offre "d'information", leur culte de l'économisme (qui est à l'occident ce que l'islamisme est au monde musulman) en fait de véritables nuisibles à la démocratie qu'ils prétendent incarner. Leur fonction est la fabrication du consentement, nous réduire au statut des chiens de Pavlov. Avez-vous remarqué que personne n'ose plus faire référence aux agro-terroristes qui ont incendié un hôtel des impôts en Bretagne il y a quelques semaines ? Il faut dire que comme Dark Vallsdor et sa clique leur ont illico allongé quelques dizaines de millions d'euros, ils se sont vite calmés.
Et c'est dans le Canard Enchaîné seulement que j'ai appris que des commandos de cette ruralité en treillis avaient agressé et menacé des opposants au barrage il y a quelques semaines. Ailleurs : RIEN !
Démocratie, démocratie, scandent-ils à toutes les sauces. La démocratie n'est plus qu'une baudruche pleine de vent que le parti de la presse et de l'argent agite sous notre nez pour nous faire marcher au pas. Leur véritable credo, c'est BUSINESS ÜBER ALLES !
Accessoirement, 8 millions pour arroser 40 exploiteurs agricoles productivistes, ça fait 200.000 euros par tête de pipe. Combien d'agriculteurs bio aurait-on pu installer avec ces 8 millions d'euros ?

Le 05-11-2014 à 22:28:31

Avatar Lucine

Il est important de souligner que la désignation de "représentants" à l'issue d'élections ne garantit ni l'existence du véritable démocratie (pensons aux nombreuses républiques à candidat unique, sans parler de la Russie) ni surtout le respect des droits de l'homme (des dictateurs ou des fanatiques religieux peuvent très bien être élus à la suite d'élections non truquées). Ce qui caractérise le "principe de démocratie" n'est donc pas la dictature d'une petite caste de notables qui s'arroge le monopole des candidatures aux élections et qui s'autorise ensuite toutes les corruptions, copinages, non respect des lois et gestion de la contestation par les mensonges, la terreur et la violence policière. Les élections sont donc une condition nécessaire à la légitimité démocratique mais en aucun cas suffisante. Une démocratie sans contestation minoritaire est une démocratie morte, une dictature de fait régnant par la peur et la manipulation des foules.

Le 06-11-2014 à 18:37:21

Avatar Bernard Gauvain

L'expérience de l'association "Ranimons la cascade !" de Salles-la-Source, dans le département voisin de l'Aveyron rejoint tout à fait le fond de cet article. Nous avons engagé en juillet 2010 un bras de fer contre l'Administration contre un projet de renouvellement d'autorisation d'une microcentrale hydroélectrique qui dénature gravement un site inscrit au patrimoine que la population cherche à réhabiliter. (Il s'agit d'un projet construit sans autorisation en 1932, tardivement couvert par une concession en 1980 qui est arrivée à son terme en 2005 mais dont l'exploitation continue aujourd'hui, en dépit de multiples irrégularités et avec la complicité de l'Etat).

Nous sommes témoins au quotidien depuis 4 ans et demi de semblables dénis de démocratie qu'il serait fastidieux d'énumérer tant ils sont nombreux mais qui sont semaine après semaine narrés sur le site http://www.ranimons-la-cascade.fr

Notre association qui rassemble plus de 200 adhérents (dans un village de 250 habitants !) a reçu l'appui de tous les élus de l'Aveyron (UMP, PS, PRG, Europe Ecologie Les Verts) et de la population locale dont nous sommes pour la plupart issus (99.75 % d'avis défavorables au projet lors de l'enquête publique...).

Depuis mars 2013, nous alertons régulièrement et sans effet les services du Premier Ministre et du président de la république sur les innombrables fraudes que nous avons repérées et demandons une enquête administrative et financière indépendante sur les agissements des services de l'Etat.

Au total, ce sont près de 70 courriers avec Accusé de Réception qu'ont reçu tous les hauts responsables des services de l'Etat et des ministères concernés et qui ne pourront pas dire "Je ne savais pas".

Nous avons saisi 5 fois la CADA pour obtenir des pièces du dossier que l'Administration nous refuse et dû aller 2 fois au Tribunal Administratif pour attaquer ces refus.

Le Ministère de l'Environnement a fini par être condamné par le Tribunal Administratif de Paris pour refus de nous présenter les copies des originaux des pièces importantes du dossier et il a encore fallu 6 mois de pression après cette condamnation pour qu'il réponde en fin reconnaisse qu'il ne dispose que de copies (que nous avions déjà) : nous avons de bonnes raisons de les soupçonner d'être des faux en écriture.

Nous avons déposé deux autres recours en 2013 contre le TA de Toulouse (le plus lent de France, nous dit-on) auxquel l'Etat ne répond pas mais le manque de moyen de la Justice nous oblige à attendre environ 3 ans pour avoir un jugement (ou 5 ans si appel). Un de nos adhérent a gagné un autre procès devant le TGI de Rodez mais l'exploitant a fait appel il y deux ans et rien ne se passe... L'exploitant joue ausi de cette lenteur car il doit aussi 160 000 € de taxes à la Commune mais esquive et retarde les paiement en attaquant systématiquement toute appel de fond devant les tribunaux...

Notre situation est un peu différente de Sivens puisque la dimension "passe-droits et fraudes" l'emporte ici sur les aspects patrimoniaux et environnementaux et puisque ni la population, ni les élus ne veulent de ce projet, mais le comportement de "passage en force" de l'Administration est tout aussi flagrant.

Voir aussi : résumé de l'affaire sur le site de Reporterre : http://www.reporterre.net/spip.php?article5817

Le 10-11-2014 à 09:56:05

Avatar alfred37

Merci à Bernard pour son témoignage!
Je crois aussi que Dodd voit juste quand il écrit que:
« le problème n°1 en France (…) c'est la CORRUPTION des "élus" à cause d'un manque flagrant de DÉMOCRATIE. Travaillez là-dessus mais sans jamais vous revendiquer de gauche, c'est l'erreur fatale, le piège qu'on vous tend pour vous neutraliser et vous ramener sans cesse à la case départ. »
En effet dans l’affichage « de gauche », vous êtes récupérés dans le vieux logiciel politicard, logiciel qui n’a rien à voir avec les avancées et les acquis du mouvement social d’émancipation auquel vous participez.
La critique efficace du système passe dans et par le maintien de collectifs en lutte, de collectifs en capacité de prendre soin de leurs propres minorités (hé oui !), de collectifs toujours à la recherche des synergies authentiques et qui leur correspondent, de collectifs capables de partager. Tout ce qui s’élabore ou se trame en dehors de ces espaces collectifs partagé s et vécus au prétexte de délégation ou de représentation doit être strictement contrôlé. Les nouveaux savoirs expérimentés un peu partout et entre autre chez les indignés en Espagne l’ont établi : nous sommes tous des délégués.
C’est la seule chose qui terrifie vraiment l’agro-business, les multinationales et leurs élus….
Mais ça peut aussi faire un peu peur dans nos propres rangs…

Le 10-11-2014 à 10:53:13

Avatar beatrice Beaufils

Il serait intéressant de mener une enquète pour démonter les mécanismes de la représentation. Qui est élu, comment, et que peut-il faire une fois élu?
Un exemple parmi bien d'autres, un ami inscrit chez les Verts pour voir comment ça fonctionne et essayer de faire bouger les choses, se voit proposer de conduire une campagne législative. Avec très peu de chances de se faire élire. Petit détail, tous les frais de campagne seraient à sa charge...quitte à se faire rembourser s'il a le quotas de votes suffisant. N'ayant pas les fonds nécessaires, ni les moyens d'emprunter, mon ami a immédiatement renoncé, laissant la place à une plus riche...Bien des élus, parmi ceux qui le sont pour faire bouger les choses, pourraient dire leur grande impuissance.

Le 10-11-2014 à 12:30:23

Réagir


CAPTCHA